En ce moment, j’écoute régulièrement et avec attention les préludes et fugues du Clavier bien tempéré de J.-S. Bach jouées par Sviatoslav Richter. Les prélude et fugue n°4 en ut dièse mineur (BWV 849), enregistrés à Hambourg en 1965 me semblent particulièrement caractéristiques de la manière dont Richter interprète Bach. Et pourtant, inlassablement, je me pose les questions : qu’est-ce que Bach a voulu faire ? Qu’est-ce que Richter veut faire ? Il n'est pas évident de répondre à ces questions. Et cette difficulté m'amène à faire quelques hypothèses, dont je vous fais part ici, sur les conditions d'interprétation et d'explication des oeuvres musicales.