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Tag - philosophie des sciences

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jeudi 19 janvier 2012

LIVRE: "Epistémologie pour une marquise" de Pascal Engel

Reçu des Editions d'Ithaque l'annonce de la sortie du dernier livre de Pascal Engel, Epistémologie pour une marquise, un livre d'introduction à l'épistémologie (tant au sens de philosophie de la connaissance qu'à celui de philosophie des sciences) tiré en partie de ses écrits pour Sciences et Avenir. Vous pouvez trouver plus de renseignements (sommaire et extrait) ici.

samedi 17 septembre 2011

JOB: Assistant et doctorant en philosophie des sciences, Genève

Un poste d'assistant s'ouvre à l'Université de Genève, associé à la nouvelle chaire de philosophie des sciences occupée par Marcel Weber. C'est un excellent poste, réfléchissez-y si vous êtes en doctorat ou fin de master dans ce domaine! La date limite des candidatures est le 24 octobre 2011, date de début février 2012.

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lundi 12 septembre 2011

Williamson contre le naturalisme

Il y a quelques jours Timothy Williamson a signé un commentaire orienté grand-public dans la rubrique The Stone de la version on-line de The New York Times dans laquelle il s'attaque à la fameuse question du naturalisme. Il me semblait que cela pourrait intéresser les lecteurs de ce blog.

L'argument de Williamson semble très simple : si l'on entend par « naturalisme » une théorie ou une doctrine, alors c'est une doctrine qui affirme, d'une part, que seul le monde naturel existe, et d'autre part, que seule la méthode scientifique nous permet de découvrir ce qui existe. Or, selon Williamson ni la première, ni la seconde affirmation ne sont satisfaisantes et il vaut mieux alors ne pas adhérer à cette doctrine qui ne tient pas la route.

Contre la première affirmation du naturalisme, Williamson mentionne d'abord le problème du superflu du « monde naturel » : qu'est-ce qui compte comme le monde naturel ? L’auteur remarque que la science contemporaine ne limite plus la description du monde à la matière ou aux atomes. Quels sont alors les critères pour dire ce qui est naturel (et non super-naturel) ? Outre ce problème du superflu concernant ce qui compte comme ingrédients du « monde naturel » Williamson signale, à l’induction pessimiste, que les théories des sciences actuelles, risquent bel et bien d'être remplacées par d'autres théories futures, à l'instar de la majorité des théories postulées par les sciences d'antan. Cela rend évidemment la description du monde naturel, sur la base de nos théories scientifiques, pour le moins risquée. Une option ici est, comme le précise Williamson, de dire que le monde naturel est ce que la méthode scientifique (au sens méta-théorique) va permettre éventuellement de découvrir dans un futur lointain. Cela revient au bout de compte à adopter uniquement la deuxième affirmation du naturalisme : c'est seulement la méthode scientifique qui nous permet (ou plutôt nous permettra) de découvrir ce qui existe.

Contre ce naturalisme méthodologique, Williamson utilise un argument qui reprend le problème de la démarcation entre science et non-science. Qu'est-ce que la méthode scientifique contrairement à une méthode non-scientifique ? Si l'on définit la méthode scientifique de façon trop restrictive (comme la méthode hypothético-deductive) alors on risque d’exclure certains domaines qui sont néanmoins une source importante de nos connaissance (comme les mathématiques, la logique, l’histoire..). En outre, si l'on définit la méthode scientifique de façon trop inclusive, on risque d'inclure plus que ce que les naturalistes voudraient. Et dès lors, la démarcation entre la science et non-science semble s'effacer.

Personnellement mon problème avec la position de Williamson ne concerne pas tant sa critique envers le naturalisme (quoique certains points semblent trop rapides : H-D semble être dépassé, même si son esprit est gardé. Ou encore le projet quinnien de naturalisation des maths mérite néanmoins plus d'attention.). Ce qui m'étonne vraiment, c'est le substitut proposé par Williamson pour les naturalistes une fois la doctrine abandonnée : selon lui, au lieu d’adhérer à une doctrine ambiguë et dogmatique (« le naturalisme »), il faut avoir un état d'esprit scientifique, « une façon de réfléchir scientifique » (qu'il voit comme ce qui a motivé le naturalisme). Ce « réfléchir de façon scientifique » est identifié comme étant « une exemplification de certaines valeurs », telles que : « curiosité, honnêteté, précision, exactitude, rigueur ». Certes, ce sont de belles valeurs ou principes que les scientifiques appliquent. Pourtant, le problème est que ces mêmes valeurs sont partagées par une multitude et non seulement par des esprits scientifiques. Ainsi, le même problème de démarcation revient. Car au bout de compte, ces valeurs de rigueur, de précision, de curiosité etc. sont certes, incarnées par les scientifiques, mais un ramasseur de champignons par exemple, me semble-t-il les incarne aussi parfaitement sans pour autant d'être un scientifique. Ainsi en quoi est-ce que la science diffère-t-elle d'un cercle de mycologie si ce qui compte est simplement une certaine façon de réfléchir ?

Et vous, êtes vous convaincus par les arguments de Williamson?

P.S. Une discussion intéressante concernant l'article de Williamson est aussi ici.

mercredi 21 octobre 2009

CONF: 3e congrès de la Société de Philosophie des Sciences, Paris, 12-14 nov 2009

Le 3e congrès de la société de philosophie des sciences aura lieu à l'ENS à Paris, du 12 au 14 nov 2009.

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