Olivier Morin me signale que la revue Sociologies est actuellement le théâtre d'un débat sur l'intérêt des approches naturalistes en sciences sociales. Tout commence avec un article de Laurence Kaufmann et Laurent Cordonnier, suivi d'une réponse d'Albert Ogien et d'une autre de Louis Quéré. Puis, dans le numéro de Janvier 2012, tout s'emballe :

Après avoir ouvert la discussion sur le naturalisme social lors de la livraison précédente, SociologieS a reçu plusieurs textes reprenant et amendant les arguments et critiques énoncés par Albert Ogien et Louis Quéré. Bien sûr Laurence Kaufmann et Laurent Cordonnier ont utilisé leur droit de réponse, mais Joëlle Proust défend une intégration en sciences sociales des savoirs issus de la biologie évolutionnaire et des sciences cognitives, Olivier Morin défend un naturalisme minimal en sciences sociales, Christine Clavien plaide pour l’ouverture permettant une réelle interdisciplinarité dans la saisie de la socialité humaine et Nathalie Heinich souligne l’impasse d’une approche réductionniste, qu’elle soit naturaliste ou anti-naturaliste.