Le film "Le Mur" interdit de diffusion
Par Florian Cova le jeudi 26 janvier 2012, 18:45 - Psychologie - Lien permanent
Dans le fil de la discussion sur l'approche psychanalytique de l'autisme, je signale que le tribunal de Lille vient tout juste d'interdire la diffusion en l'état du film Le Mur. Plus de renseignements ici.
Commentaires
http://www.nordeclair.fr/Actualite/...
Avec des propos de Valérie Létard, député qui travaille sur la question.
C'est le black-out médiatique: ni le monde, ni libération, ni le figaro n'ont cru bon devoir mentionner cette décision. Il faut dire qu'hier, c'était le jour de gloire du candidat Hollande.
Bon, en fait, la presse a quand même couvert.
http://www.autistessansfrontieres.c...
Les juges estiment que le documentaire dénature et caricature certains propos des plaignants. Les juges ont vu les rush, alors à moins que les juges ne soient des psychanalystes ou des larbins des psychanalystes, il est probable que ce documentaire manque réellement et tout simplement d'honnêteté. La psychanalyse est une escroquerie ; cela ne justifie pas d'utiliser des méthodes d'escroc pour l'attaquer.
@Toto: mouais... Mais il faudra m'expliquer comment on peut dénaturer un propos tenu tel quel par l'une des plaignantes dans le film, je la cite: "l'inceste paternel, c'est pas grave, ça donne des filles un peu débiles, mais c'est pas grave." Il y en a plein du même acabit, si vous avez vu le doc.
Donc, il faut croire que ces trois personnes sont capables de justifier toutes ces âneries. Eh bien, permettez-moi de vous dire que cela ne me rassure pas quant à l'état intellectuel et morale de ces trois personnes.
Dire des conneries, passe encore, mais les assumer et, en plus, prétendre qu'elles sont justifiables, alors là, on atteint le fond du fond...
@Chris:
D'après ce que j'ai cru comprendre, l'argumentation est plus du genre : la réalisatrice fait croire que nous pensons certaines choses (ex : que nous ne prenons pas en compte les apports des neurosciences) alors que si l'intégralité de ce que nous avions dit avait été diffusé, on verrait que nous en avons parlé.
Autrement dit : j'ai cru comprendre que les psychanalystes n'ont pas tant cherché à défendre ce qu'ils ont dit qu'à pointer du doigt ce que certains coupes pouvaient faire croire qu'ils pensaient.
Comme ça, ça paraît effectivement plus plausible - car comme toi j'ai vraiment du mal à voir quels propos pourraient avoir été déformés...
@ Chris : vous vous trompez de cible. On est bien d'accord que les psychanalystes disent beaucoup d'âneries, y compris dans ce documentaire. Mais si des juges ayant visionné les rush estiment, comme je l'ai dis, que le documentaire dénature et caricature certains propos des plaignants, j'ai tendance à croire que c'est vrai, et il est malhonnête d'utiliser de telles méthodes, même si les personnes critiquées racontent effectivement des âneries.
@ Florian Cova : le documentaire, d'après le jugement, met par exemple en avant la responsabilité des parents d'après les psychanalystes, alors que les propos recueillis ne sont pas aussi tranchés. On peut soupçonner que cela reflète surtout le ressenti des parents (qui ont il faut bien le dire souvent de bonnes raisons de se sentir agresser vu comment leurs enfants sont pris en charge).
Maintenant il faut voir que ce sont <i>certains</i> passages qui sont concernés. Mais cela n'enlève rien au fait que le procédé est douteux.
@Toto: oui, il est possible que, dans cette affaire, cela fasse encore gagner du temps à la psychanalyse, cart, en visant juste, trois charlatans ont obtenu gain de cause, c'est donc qu'il y a sans doute quelque chose qui ne va pas avec le film sur un plan juridique, et j'avoue néanmoins que cela m'échappe un peu, mais bon...
Sur le site de autistes sans frontières, ne pas rater le bonus du mur: Les troubles de l'autisme expliqués par le Docteur Monica Zilbovicious, Psychiatre, Directeur de recherche à l'INSERM
http://www.autistessansfrontieres.c...
Là, pour le coup, on apprend des choses sur l'autisme, et, plus généralement, sur le spectre autistique
Le centre de la parole n’est pas là où on le pensait !
Sciences et techniquesmardi 31 janvier 2012
Le centre de la parole se trouve 3 cm plus près de l’avant du cerveau que ce qu’on a cru pendant plus d’un siècle (image d’illustration)
FOTOLIA
Il va falloir réécrire tous les manuels de médecine. Le centre de la parole n’est pas là où on le croyait dans le cerveau. Une découverte capitale.
Tout faux depuis le XIXe siècle
Le centre de la parole dans le cerveau ne se situe pas à l’endroit où la science le plaçait depuis la fin du XIXe siècle, révèle une recherche publiée lundi aux États-Unis et qui pourrait entraîner la réécriture des manuels de neurologie.
Jusqu’alors les neurologues pensaient que le siège de la parole était situé sur l’arrière du cortex cérébral, près du cortex auditif où tous les sons sont reçus. Ce centre de la parole était appelé « Aire de Wernicke », du nom du neurologue allemand qui avait proposé cette partie du cerveau fin 1 800 d’après ses recherches sur les traumatismes cérébraux et leurs impacts sur la capacité à parler ou à comprendre quelqu’un qui parle.
Trois centimètres qui changent tout…
Mais selon une nouvelle recherche publiée en ligne dans les Annales de l’Académie nationale américaine des sciences (PNAS), et ayant analysé plus de cent études d’images du cerveau, le centre de la parole de Wernicke se trouve au mauvais endroit.
Le centre de la parole se situerait en fait environ trois centimètres plus près de l’avant du cerveau et de l’autre côté du cortex auditif, soit, en termes d’architecture et de fonctions cérébrales, très loin de l’endroit retenu par Wernicke.
Cette conclusion signifie que « tous les manuels de neurologie et de médecine devront être réécrits », insiste le Dr Josef Rauschecker, professeur au département de sciences neurologiques de la Faculté de médecine Georgetown (GUMC) à Washington D.C.
Et l’on reparle des singes…
Pour le professeur Rauschecker, cette découverte est d’une importance capitale car ce nouvel emplacement du centre de la parole chez les humains se trouve au même endroit qu’une zone récemment découverte chez des primates qui joue un rôle similaire pour émettre ou comprendre des sons.
Ceci laisse penser que « les origines de la parole chez les humains et les singes sont plus proches qu’on ne le pensait », souligne ce chercheur.
Les scientifiques font valoir depuis longtemps que la parole est l’apanage des humains. Ils expliquent que les singes communiquent en émettant des sons mais qu’ils ne possèdent pas un langage aussi élaboré que celui des hommes, en raison « de structures cérébrales moins développées pour traiter la parole », explique le professeur Rauschecker.
Selon lui, « cette avancée laisse penser que l’architecture cérébrale et le traitement de la parole entre les deux espèces sont plus similaires que ce que beaucoup de personnes pensent ».
http://www.eurekalert.org/pub_relea...
Note : Christophe Al-Saleh a une analyse en profondeur du jugement sur son blog : http://christophealsaleh.blogspot.c...
La psychanalyse n'a jamais été curative. Elle sert à créer des forts. Ces propos quelque peu outrancier, je les ai vu écrit par les doigts d'un psychanalyste, qui naïveùent m'a expliqué comment on formait une chaîne. Il demeure toutefois quelques bon psychanalystes mais le tas d'or de la psychanalyse repose sur du vent, une cabbale. Même les meilleurs psychanalystes se braquent dès lors...
Pour ma part je pense que c'est une certaine forme d'amour qui soigne ou qui dans le cas des autistes leur facilite la vie. L'amour n'a jamais empêcher le combat par ailleurs...
@Florian Doit-on ranger les TCC (les théories comportementales cognitives) dans les neuro-sciences ?
L'important est de pousser les gens à avoir des projets... La psychanalyse comme les TCC en sont-elles capables ?
Salut,
"Doit-on ranger les TCC (les théories comportementales cognitives) dans les neuro-sciences ?"
Non ! les TCC sont une pratique, les neurosciences une théorie. Les TCC ne sont même pas une application des neurosciences et sont développées assez indépendamment. De plus, les TCC insistent surtout sur un niveau psychologique, et assez peu sur le substrat neuronal. Malgré la confusion dans les médias, le succès des TCC ne prouvent pas que l'autisme est de nature biologique, et les données neuroscientifiques sur les origines de l'autisme ne prouvent pas l'efficacité des TCC.
Sur le reste, je ne pense pas que les TCC en particulier poussent les gens à avoir des projets (c'est le rôle de leur famille et de leurs encadrants), mais tout indique qu'elles sont plus aptes à leur donner les outils pour les réaliser.