Titre :

"Le propre et l'etranger : le concept d'identite vecue en premiere personne"

Résumé :

L’objectif de la thèse est de déterminer, du point de vue subjectif, ce qui constitue le vécu identitaire. Conscients que la notion d’identité a été travaillée principalement du point de vue objectif en épistémologie, nous voudrions nous pencher plus avant sur l’identité telle qu’elle est vécue par le sujet. Il nous semble que ce concept prend sens pour le sujet à la fois dans le temps, comme continuité d’une présence à soi, et dans un sentiment d’appartenance ou de reconnaissance indissociable de l’expérience incarnée d’être soi. Dans une conception naturaliste de l’identité, nous illustrerons notre propos philosophique par l’étude expérimentale de deux pathologies qui affectent directement le sentiment d’identité du sujet, l’une dans le sens d’une fragmentation de son histoire qui perturbe alors l’appropriation d’un vécu comme sien propre (maladie d’Alzheimer), l’autre dans le sens d’une dépossession du corps comme outil de la volonté qui menace alors l’appropriation du corps comme corps propre (locked-in syndrome). Cette étude se situe donc d’emblée à l’intersection des philosophies du corps et des sciences cognitives contemporaines, proposant un renouveau épistémologique du concept d’identité.

Mots-clés :

Identité personnelle, conscience de soi, reconnaissance de soi, maladie d’Alzheimer, locked-in syndrome, troubles de la cognition, self

Accès :

RER B, station Luxembourg

Ligne 10, station Cluny-la-Sorbonne