La partie IV examine l'infaillibilisme des méthodes du point de vue de la philosophie du langage en reliant l'infaillibilisme des méthodes aux attributions ordinaires de connaissance et à leur sémantique. Nous soutenons que notre usage des verbes modaux dits «circonstanciels» (comme «il aurait pu remporter la partie») et des conditionnels dits «contrefactuels» ou «subjonctifs» (comme «s'il avait remporté la partie, nous l'aurions félicité») reflètent une l'existence d'une certaine notion de possibilité que nous nommons la possibilité réelle. Étant données certaines connexions intuitives entre ces constructions et les attributions de connaissance, nous défendons une sémantique pour «savoir» selon laquelle la connaissance requiert d'éviter les possibilité réelles d'erreur. Les traitements communs des modaux circonstanciels et des conditionnels subjonctifs (Kratzer 2010, Gillies 2007) suggèrent que la possibilité réelle est sensible au contexte: différents contextes de conversations peuvent compter des domaines divers de possibilités comme étant des possibilités réelles - des possibilités devant être prises au sérieux. La sémantique peut ainsi donner une version du contextualisme à propos des attributions de connaissance. Nous montrons que cette dernière évite un nombre de problèmes que rencontrent les versions du contextualisme de Keith DeRose (1995, 2009) et David Lewis (1996) - dont certains n'ont pas encore été signalés dans la littérature, comme le fait que la sémantique de Lewis viole la factivité de la connaissance. Une version invariantiste de la sémantique est néanmoins défendable, mais elle mènerait naturellement à une conception hétérodoxe des modaux circonstanciels et des conditionnels contrefactuels comme étant invariants eux aussi.

PS: absence

Je suis en vacances pour une semaine, je ne répondrai aux commentaires qu'après le 7 juillet!