Ce travail défend la thèse que la connaissance propositionnelle consiste en une croyance fondée sur une méthode infaillible, ou infaillibilisme des méthodes. Cette position appartient à la famille des analyses modales de la connaissance qui ont été développées dans les cinquante dernières années. Nous situons ces dernières dans une perspective historique large et donnons une caractérisation rigoureuse de leur forme et leurs variantes. L'infaillibilisme des méthodes est défendu comme l'analyse modale la plus simple qui satisfasse deux contraintes requises pour éviter le problème de Gettier et ce que nous appelons le problème des vérités nécessaires. Nous implémentons la thèse dans un nouveau type de modèle formel de la connaissance. Nous l'implémentons également dans une sémantique contextualiste des attributions de connaissance, mais nous laissons ouverte la question de savoir si cette dernière doit être adoptée. L'infaillibilisme des méthodes est ainsi examiné sous les angles de l'histoire de la philosophie de la connaissance, de la philosophie de la connaissance, de la logique épistémique et de la philosophie du langage, correspondant aux quatre parties de ce travail.

L'introduction précise la nature de notre projet. Nous nous intéressons à la connaissance propositionnelle, ou connaissance des faits. La connaissance des choses, ou «accointance», et le savoir-faire, ne sont concernés que dans la mesure où ils sont réductibles à la connaissance de faits, et ne sont en tout cas pas abordés directement. Nous défendons la thèse qu'une connaissance propositionnelle est une croyance fondée sur une méthode infaillible. (Précisons d'emblée que la notion de «méthode» utilisée ici, quoique dérivée d'un usage répandu par Robert Nozick, est spécifique à ce travail, et qu'il serait en particulier malvenu d'y associer des préconceptions cartésiennes ou ordinaires.)

PS: absence

Je suis en vacances pour une semaine, je ne répondrai aux commentaires qu'après le 7 juillet!