Apparemment, publier sur Internet sa "correspondance" est une stratégie de plus en plus répandue chez les "auteurs" en mal de reconnaissance qui n'ont pas les moyens de publier de véritables travaux. Dans le pire des cas, ces mêmes "auteurs" n'hésitent pas à tronquer leur compte-rendu de ladite conversation et de publier le tout sans prévenir et sans demander dans l'espoir d'avoir l'air plus brillant qu'ils ne le sont.

Ce genre d'incident vient tout juste de m'arriver. J'ai publié sur nonfiction.fr une recension du livre de Christine Clavien : "Je t'aide... moi non plus" (que je recommande chaudement). S'en est suivi dans les commentaires une brève conversation avec un quidam du nom de Sylvain Reboul. L'échange a tourné court, principalement parce que nous n'étions pas tout à fait d'accord sur la nécessité d'avancer des arguments pour défendre une thèse philosophique.

Suite à cet échange, le dit Sylvain Reboul a republié (sans me prévenir) la discussion sur son propre site. Si on compare la discussion à celle qui se trouve sur nonfiction.fr, on peut constater trois choses :

  • La discussion a été coupée avant la fin , histoire de faire croire que Sylvain Reboul a eu le mot de la fin et que je suis resté sans voix face à sa rhétorique imparable,
  • Sylvain Reboul a ajouté en plein coeur de la discussion des espèce d'apparté qui ne faisait pas partie de la discussion originale.
  • Il a bien sûr omis de mettre un lien vers la discussion initiale, histoire que personne n'aille comparer.

Tout ça pour dire que je trouve ce genre de procédé :

  • lâche : on arrête la discussion et on préfère critiquer l'interlocuteur dans son dos.
  • honteux : on travestit la vérité.
  • narcissique : on pense que ses petits commentaires écrits à la va-vite ont assez d'intérêt pour être publié sur un site.