Une petite remarque: un argument central de S. Agacinski est que c'est une atteinte à la dignité humaine que qqn mette ses organes à disposition d'autrui. (Et le don du sang? Et les déménageurs?) Or la fin de l'article, elle conclut par un bel argument d'autorité: Et puis, pour revenir à nos premières questions, pourquoi se passer d'Aristote, de Kant, ou de Levinas, et j'ajouterai, de Jonas pour penser le droit ? Peut-on traiter, chacun pour soi, la question de l'humain ?, en oubliant sûrement que pour Kant, le mariage consiste à mettre ses organes génitaux à disposition de son partenaire![1]

Je n'ai pas d'avis sur la question soulevée (cela me semble très très difficile), mais R. Ogien me semble globalement à l'avantage dans ce dialogue, en utilisant des exemples pour clarifier les concepts (vs. plutôt des analogies chez Agacinski, comme le four à pain), et en pointant régulièrement les formulations qui obscurcissent les problèmes plutôt qu'autre chose.

MAJ

Le dialogue a lieu dans l'émission réplique de France Culture, à écouter ici. (HT pirate)

Notes

[1] Voir la Doctrine du droit.