Citations du jour par Thierry Aymes
Par julien dutant le lundi 9 mars 2009, 18:36 - Philosophie - Lien permanent
Reçu dans ma boîte mail aujourd'hui: Thierry Aymes, enseignant de philosophie, rédige des billets sur des citations du jour pour "Paca informations économiques" (!), qu'il compte compiler en un livre, et sur lesquels il voudrait des commentaires. Vous trouverez son email sur la page des billets.
Le message de Thierry Aymes:
Bonjour à toutes et à tous,
Je vous invite à consulter mes commentaires philosophiques de citations dansla revue numérique pacainfoeco.
J'aimerais connaître votre avis sur mon travail qui devrait déboucher sur unlivre.
J'essaye dans cette tâche de me limiter, autant que faire se peut, au sens de la phrase "décontextualisée", en espérant ne pas trop dire d'âneries. Je pense en effet qu'il est possible de faire parler une citation sans la restituer nécessairement dans l'oeuvre dont elle a été extraite.
Très cordialement
Thierry Aymès
Commentaires
C'est sympa, mais je prefererais lire un blog qui contienne les conneries dites sur les blogs ( au sens de Frankfurt, foustaises); une sorte de dictionnaire des idées reçues sur blog. Voici quelques échantillons
1) «Diego Maradona, tout drogué, imbécile et incontrôlable qu'il soit, a plus réuni de monde autour de lui que Platon, Kant, Einstein, Gandhi et Mandela".
2) http://www.philoconsulting.com/philoconsulting_fr/index.html
Que se passe-t-il si mon problème n'est pas d'ordre strictement philosophique? Tous les sujets peuvent être abordés sous un angle philosophique et aucun sujet n'est tabou. Si votre problème concerne une décision à prendre, un problème relationnel, des sentiments d'amour ou d'amitié, des conflits familiaux, des dilemmes professionnels ou des évolutions de carrière, des questions de croyance, de foi ou de religion, une dépression, des problèmes de nature morale ou éthique, y compris relations sexuelles ou consommation de drogues, une recherche de signification, un problème d'identité ou simplement le souhait de faire un bilan sur votre vie”.. vous pourrez en discuter ouvertement dans un cadre neutre, objectif et philosophique. Mais si j'estime que votre problème dépasse mes compétences et le cadre d'une discussion basée sur des techniques et des procédures philosophiques, je vous orienterai vers une autre forme d'aide professionnelle.
3) LE MONDE | 13.01.05 | 13h40 "Populaires", "du temps libre" ou "interâges", les universités non traditionnelles se multiplient, et attirent des milliers d'adultes qui souhaitent "apprendre, sans forcément viser un diplôme". Mercredi, une Université populaire a été créée à Lyon, sur le modèle imaginé à Caen, en 2002. Les français ont envie d'apprendre. Il y a les étudiants, bien sûr. Les retraités, aussi. Mais pas seulement. L'époque est au foisonnement des universités non traditionnelles. Dites "populaires", "du temps libre", ou "interâge", elles accueillent plusieurs centaines de milliers d'adultes désireux d'accroître leurs connaissances en dehors du cadre habituel de l'école. La dernière de ces structures a vu le jour, mercredi 12 janvier, à Lyon. On peut ainsi, à des heures compatibles avec une éventuelle vie professionnelle, suivre une conférence sur Kierkegaard, assister à une rencontre sur l'islam et les femmes, recevoir un enseignement sur Karl Marx, aussi bien que des cours d'œnologie ou un stage de développement personnel. Ces initiatives renouent avec les universités populaires qui avaient émergé au XIXe siècle, à l'époque de l'affaire Dreyfus, avant de péricliter à la fin de la première guerre mondiale.
4) Professeur de philosophie à Paris-X Nanterre, Catherine Malabou dirige la collection «Variations » chez Léo Scheer. C’est là qu’elle publie aujourd’hui un livre programmatique, autobiographique et engagé, au sens le plus personnel du mot: La Plasticité au soir de l’écriture. Dialectique, destruction, déconstruction (124 p., 15 ¤). Auteur de L’Avenir de Hegel (Vrin, 1996), elle signa avec Jacques Derrida un livre de voyage et de souvenirs, La Contre-Allée (La Quinzaine littéraire Louis Vuitton, 1999). L’an dernier, en même temps qu’un essai de neurosciences (Que faire de nos cerveaux? Bayard, 170 p., 13 ¤), Catherine Malabou publiait une étude originale sur l’auteur d’Etre et temps: Le Change Heidegger (éd. Léo Scheer, 430 p., 17 ¤). La Plasticité au soir de l’écriture systématise – mais l’esprit de système est étranger à l’auteur – les intuitions présentes dans ce livre technique et difficile. Parmi celles-ci, le concept de plasticité, qui «inscrit la métamorphose au coeur de la dialectique », et celui de «métamorphose qui inscrit le motif de la plasticité au coeur de la pensée de l’être ». Nous l’avons interrogée sur son projet philosophique.
Pouvez-vous définir la notion de plasticité, qui est au centre de votre réflexion, et sa portée, ou son apport, dans l’état présent de la réflexion philosophique? La plasticité désigne un double rapport à la forme. Est dit plastique ce qui est susceptible de recevoir la forme (l’argile ou la terre glaise), mais aussi de la donner (arts plastiques, chirurgie plastique). Dans l’espace de cette dualité viennent se loger toutes les significations de la plasticité comme souplesse, aptitude à l’évolution, à la liberté, mais aussi comme possibilité de destruction, d’explosion, en fin de compte d’anéantissement de la forme (le plastic). Je travaille cette économie de la plasticité à partir de deux sources essentielles: la philosophie dialectique - c’est en effet dans la pensée de Hegel que la plasticité prend explicitement valeur de concept -, et les neurosciences, où la plasticité désigne la malléabilité des connexions neuronales en fonction de l’expérience et de l’histoire individuelles. Dans les deux cas, la plasticité dit la possibilité du changement, de la modification, là où on l’attendrait le moins, c’est-à-dire au sein d’un système, d’une totalité close, d’un programme. La plasticité désigne alors l’espace de jeu singulier qui s’ouvre au coeur du déterminisme et ne peut s’ouvrir que là. Les implications politiques de ce jeu sont évidentes. Aujourd’hui, on le sait, il faut se montrer capable de s’adapter en modulant son efficacité. Toute perte de souplesse signifie la mise au rebut pure et simple. La différence est-elle vraiment si grande qui sépare la représentation d’un chômeur en fin de droit de celle d’un malade d’Alzheimer ? L’actuel visage du capitalisme tend à donner au fonctionnement politique et social une forme neuronale en amputant la plasticité, et donc la métamorphose, d’un élément fondamental de leur puissance : la libre création de forme. C’est cette liberté que je tente de penser: l’invention de formes nouvelles en l’absence de tout horizon messianique ou émancipateur. En quoi votre lecture de Heidegger se singularise-t-elle par rapport aux analyses classiques, ou polémiques, du philosophe? J’ai entrepris de déceler dans la pensée de Heidegger une critique du capital. En me rendant attentive aux motifs du changement dans cette pensée, j’ai mis au jour en elle l’annonce d’une transformation d’ordre économique et politique qui repose sur la venue d’un échange sans intérêt, sans domination ni fétichisme. Ce nouvel échange passe par un remaniement de la différence ontologique, qui implique que l’étant cesse d’être le simple clone de l’être. Sortir l’étant, et non pas simplement l’être, de son oubli, voilà, me semble-t-il, ce qui métamorphose notre philosophe. Beaucoup de ses adorateurs m’ont d’ailleurs reproché de le rendre méconnaissable, mais c’est très précisément ce à quoi j’aspirais. Votre livre, La Plasticité au soir de l’écriture, se présente à la fois comme un manifeste et comme un autoportrait. Pourquoi cette forme solennelle et mélancolique (le «soir »”), et dans quel but? J’ai tenté de mettre la plasticité en acte en montrant qu’on ne peut jamais suivre un chemin ou frayer une voie sans être aussitôt engagé dans un processus de métamorphose.
5) 15/12/08 Figaro
L'un des 980 géants de pierre de l'île de Pâques sera planté durant deux semaines entre l'obélisque de la place de la Concorde et la pyramide du Louvre en 2010.
Philosong, c'est bien gratiné.
Ah ah! Excellent! Philor'n'b! Ariztot and MSo Crate!