Dawkins sur la vérité de la théorie de l'évolution
Par julien dutant le mercredi 4 mars 2009, 17:06 - Biologie - Lien permanent
Pour ceux qui ne l'ont pas déjà vu, un compte-rendu par Richard Dawkins du livre de Jerry Coyne, Why Evolution is True, où Dawkins discute en passant la doxa poppérienne.
Apparemment l'un des points forts du livre de Coyne est d'insister sur les données biogéographiques en faveur de la théorie de l'évolution.
Mais le passage du compte-rendu particulièrement intéressant pour les philosophes est le suivant:
Whence, then, comes the oft-parroted canard, “Evolution is only a theory”? Perhaps from a misunderstanding of philosophers who assert that science can never demonstrate truth. All it can do is fail to disprove a hypothesis. Evolution is an unfalsified hypothesis – one that was vulnerable to falsification but has so far survived. Scientists generally don’t mind this kind of philosopher and even thank him for taking care of such matters, thereby freeing them to get on with advancing knowledge. They might, however, venture that what is sauce for the goose of science is sauce for the gander of everyday experience. If evolution is an unfalsified hypothesis, then so is every fact about the real world; so is the very existence of a real world.
This kind of conversation is swiftly and rightly sidelined. Evolution is true in whatever sense you accept it as true that New Zealand is in the Southern Hemisphere. If we refused ever to use a word like “true”, how could we conduct our day-to-day conversations? Or fill in a census form: “What is your sex?” “The hypothesis that I am male has not so far been falsified, but let me just check again”. As Douglas Adams might have said, it doesn’t read well. Yet the philosophy that imposes such scruples on science has no basis for absolving everyday facts from the same circumlocution. It is in this sense that evolution is true – provided, of course, that the scientific evidence for it is strong. It is very strong, and Professor Coyne displays it for us in a way that no objective reader could fail to find compelling.
Dawkins fait bien sûr allusion ici à l'influente doctrine de K. Popper (que j'introduis dûment chaque année à mes étudiants!) selon laquelle on ne vérifie jamais une théorie; on peut au mieux vérifier qu'elle n'a pas été falsifiée jusqu'ici. On peut tirer deux arguments ou considérations de ce passage:
-
La conclusion des arguments Popper est implausible, il y a certaines choses dont on sait qu'elles sont vraies. (Une sorte de réponse mooréenne)
-
Si les arguments sont justes, ils s'appliquent tout aussi bien aux théories scientifiques qu'à n'importe quelle connaissance ordinaire.
Je suis entièrement d'accord sur le second point, et pense qu'il est très important.
-
D'une part, on ne peut pas utiliser Popper pour défendre un scepticisme (modéré) vis-à-vis des théories scientifiques spécifiquement. J'ai l'impression que cette idée est, peut-être pas implicitement adoptée, mais du moins suggérée par les manuels de philosophie des sciences ou d'"épistémologie" qui ne discutent des théories de Popper qu'en relation avec les théories scientifiques, laissant entendre que ces dernières sont les seules affectées par la non-vérifiabilité, par opposition aux connaissances ordinaires. Même si on admet (contre Popper en fait) que les observations, elles, sont vérifiées, cela ne donne qu'une infime partie de nos connaissances ordinaires supposées.
-
D'autre part, si l'on adopte une position sceptique à la Popper mais qu'on admet que les affirmations ordinaires de connaissances (du style "Il sait que la Nouvelle-Zélande est dans l'hémisphère sud") sont acceptables si on les prend non pas strictement à la lettre, mais dans un sens relâché, alors il faut faire de même avec les affirmations qu'un scientifique peut faire du genre "la théorie de l'évolution est vraie".
Sur l'autre point de Dawkins, à savoir que la conclusion de Popper (qu'on ne sait pas si les théories sont vraies) est implausible, j'aimerais bien l'adopter mais j'ai des scrupules, que j'ai exposés ailleurs.
Commentaires
"Or fill in a census form: “What is your sex?”“The hypothesis that I am male has not so far been falsified, but let me just check again”."
OK, but don't forget that the form can be read in many ways.
J'étais assis un jour en avion à côté d'un robuste Pakistanais. Il remplissait son questionnaire de passager.
Name: Zamindari Surname: Hussein Sex: Very good...
L'hotesse: Excuse me sir, êtes-vous sûr qu'il n'y a pas erreur? Hussein: Mistake? No mistake. Sex very good. L'hotesse: Mais, le questionnaire parle d'identité, il faut choisir entre Male et Female. Hussein: Sex identity? No problem, male, female, all very good.
Hem, by the way. Le checking en solitaire ne m'a jamais apporté aucune certitude. Seuls les yeux de celles qui ont consenti à m'inclure dans leur Erfahrung m'ont parfois apporté un fugitif réconfort.
Il me semble que Stendhal aurait aimé le mot falsifier... En rédigeant son fameux chapitre sur le fiasco... Question d'oreille, probablement.
La réfutabilité implique-t-elle pour Popper qu'un fait réfutable (par exple, la rotation de la lune autour de la terre) soit juste considéré comme une hypothèse non réfutée, et soit ainsi mis sur le même plan qu'une théorie (réfutable et fausse)sensée l'expliquer en recourant à l'idée de vitesse instantanée?
Steph: je suis pas sûr de te suivre, mais 1)Popper met sur le même plan les observations et les théories: hypothèses falsifiables dans les deux cas; 2)il ne met pas sur le même plan les hypothèses falsifiables non falsifiées et les hypothéses falsifiables falsifiées.
Oui merci, question de béotien. J’en conclus qu’il ne distingue pas les hypothèses falsifiables falsifiées qui n’ont jamais été vraies, de celles qui ne le sont plus.
Les hypothèses ne deviennent pas vraies ou fausses avec le temps: si certaines hypothèses ne sont "plus" vraies, elles ne l'ont jamais été!
Je me demande si rejeter le premier point, l'implausibilité, n'oblige pas à accepter le second point, et à soutenir quelque chose comme: «la rotation de la lune autour de la terre est vraie» est un sens relaché de «la rotation de la lune autour de la terre est une hyptohèse non falsifiée», relaché afin de le rendre acceptable pour les discussions ordinaires. Dans ce cas: La distinction entre connaissance ordinaire et connaissance scientifique n'est-elle pas simplement une version elle aussirelachée de la thèse de Popper? N'est-il pas préférable d'accepter la position de Dawkins si l'on veut soutenir des affirmations ordinaires de connaissance, qui ne soit pas juste des hypothèses non falsifiées, à l'usage des discussions ordinaires?
C'est surtout rafraîchissant de voir un savant employer la notion de vérité sans pincettes.
Bonjour, excusez-moi si je débarque sur un sujet éculé, mais auriez-vous un lien qui explique pourquoi vous préférez utiliser le terme "falsifiable" (qui signifie me semble-t-il "qui peut être truqué par malhonnêteté") plutôt que "réfutable" ("qui peut être prouvé faux")? Ce terme dans la littérature scientifique française m'a toujours étonné.
Popper utilise le terme "falsifiable" en anglais, et cet usage est tout aussi peu naturel dans cette langue. L'intérêt de ce terme est de faire le parallèle (et la distinction) entre vérifier et falsifier, vérification et falsification.
Le terme de "réfutation" n'est pas sans problème non plus: dire qu'une théorie est "réfutable" semble impliquer qu'elle est fausse; et il ne me semble pas très naturel de dire qu'une observation une théorie ("réfuter" est comme "argumenter": ce sont des personnes qui le font, pas des faits).
Je pense que la norme de traduction ou d'introduction des termes dans la langue philosophique ne devrait pas être d'utiliser le terme dont le sens usuel se rapproche le plus de ce qui est visé par le nouveau terme. La norme devrait plutôt être de prendre un terme dont il sera aisé de se souvenir d'associer le sens visé, une fois ce dernier introduit. Cette dernière norme joue en faveur de "falsifier"/"falsifiable", dont il suffit de prendre l'étymologie à la lettre pour retrouver le sens de Popper.
Désolé de vous décevoir mais cette théorie régresse elle est fortement contestée dans les milieux scientifique. Sauf que, les failles de cette théorie et des scientifiques qui s’y opposent, ne sont pas connus du public.
Le dernier bilan de la communauté scientifique sur l’état des connaissances sur les origines de la vie et de l’univers date de 2007. Après 150 ans, la communauté scientifique reconnaît qu’elle revient à la case départ. On ne sait pas. On ne connaît pas la composition de la «soupe primitive» Comment peut-on expliquer l’origine de la vie venant d’une soupe organique dont on ne connaît pas les ingrédients Pire la soupe pour les acides aminés n’est pas celle des protéines et ainsi de suite. Tous les éléments de la première cellule vivante ainsi que son ADN déjà programmée se devaient d’être présent au même moment ! Aucune erreur de programmation n’est permise. Et cette première cellule vivante aurait immédiatement été détruite par les rayons cosmiques ! Cette découverte a beaucoup ébranlée la théorie de l’évolution. Le document fossile ne dit rien. Le chaînon manquant et bien il manque toujours…
Pour vous donnez une idée de la contestation
Le 24 septembre 2001, la chaîne de télévision publique américaine PBS qui est pro évolutionniste reçue un communiqué de presse qui a eut l’effet d’une douche d’eau froide. Après l’annonce d’une série télévisée sur l’évolution et des propos gratuits d’une porte parole de la station qui disait : «Tous les hommes de sciences réputés reconnaissent la théorie de Darwin». PBS reçu une pétition d’une centaine de signatures de scientifiques qui se disaient en désaccord avec la théorie de l’évolution. - Chaîne de télé, PBS. (Public Broadcoasting System, chaîne de télévision publique américaine).
Parmi les signataires, la critique la plus virulente venait du chimiste et candidat au prix Nobel, Henry « Fritz » Schaefer, qui réprimandait les darwinistes pour « avoir adopté des types de preuves en faveur de l’évolution qu’ils n’auraient jamais acceptés en tant que scientifiques dans d’autres circonstances. »
http://www.reviewevolution.com/pres...
« Face à une improbabilité aussi éclatante, comment un scientifique possédant un soupçon d’honnêteté peut-il attribuer à des interactions aléatoires la complexité que nous observons dans les systèmes du vivant? Agir ainsi, alors que l’on a parfaitement connaissance des chiffres, est à mon sens une violation grave de l’honnêteté scientifique. » John Baumgardner géophysicien.
Biens d’autres scientifiques n’appuient pas la théorie de l’Évolution :
Un professeur, de biologie, de chimie et de physique du nom de Jerry Bergman a établit de son côté une liste partielle d’hommes de sciences qui ne soutiennent pas la théorie de l’évolution. Cette liste contient plus de 3,000 noms. Plusieurs autres ont refusés d’y être de peur de nuire à leur carrière.
http://www.rae.org/darwinskeptics.h...
Autre liste de scientifique dissidents celle-ci de 700
http://www.dissentfromdarwin.org/
Cher MJ,
J'ai en effet entendu parler de la propagande anti-évolutionniste motivée et financée par des chrétiens dogmatiques, mais vous aurez noté qu'elle est à court de soutien parmi les biologistes et de publications dans des journaux scientifiques. (Je ne vois pas en quoi un prix Nobel de chimie serait mieux placé qu'un bon philosophe, sans parler d'un biologiste, pour évaluer les preuves empiriques de la sélection naturelle.) Bien sûr on peut penser qu'il y a de gros intérêts politico-financiers qui, pour une raison encore inexpliquée, cherchent à étouffer les voix de la "dissidence" scientifique (de peur que la découverte de la fausseté de la théorie de l'évolution cause une révolution???).
Entre autres listes de signataires, vous avez sûrement entendu parler de la liste de 1000 scientifiques qui soutiennent la théorie de l'évolution et qui s'appellent Steve.
N'hésitez pas à aller faire un tour sur Panda's Thumb si le sujet des preuves de la sélection naturelle et des supposés réfutations de celle-ci vous intéresse!
Deux choses:
- sauf à me tromper, Popper jugeait le darwinisme infalsifiable ; or on peut dire que c'est une erreur comme le met en évidence ce passage de Dawkins tiré de Pour en finir avec Dieu (The God Delusion 2006):
" Quand J.B.S. Haldane a été défié par un poppérien zélé de dire comment on pourrait jamais réfuter l' évolution, il a marmonné cette fameuse réponse: " Des lapins fossiles dans le Précambrien"." (p.165 Perrin col. Tempus)
- le post de Michel Julien est bien mis en perspective par la lecture précisément de Pour en finir avec Dieu. Avant de le lire, j'étais loin d'imaginer à quel point ceux que Dawkins appelle les "talibans américains" font obstacle à la connaissance de la vérité scientifique sur la question de la vie. Comme le fait M. Julien, que je n'assimile bien sûr pas pour autant à eux :-), ils pratiquent ce que Dawkins nomme "la vénération des lacunes": "si l'on trouve une lacune apparente, on présuppose par défaut que c'est Dieu qui doit la combler" (p.162 Perrin ibid.). Spinoza dans l'Ethique (I Appendice) dénonçait déja le recours à "la volonté de Dieu, c'est-à-dire dans l' asile de l'ignorance" ajoutant: "ils savent bien qu'une fois supprimée l'ignorance, la stupeur, c'est-à-dire le seul moyen qu'ils ont pour argumenter et maintenir leur autorité, est supprimée." (trad. Pautrat 1988)
Philalèthe
- sauf à me tromper, Popper jugeait le darwinisme infalsifiable ; or on peut dire que c'est une erreur comme le met en évidence ce passage de Dawkins tiré de Pour en finir avec Dieu (The God Delusion 2006):
" Quand J.B.S. Haldane a été défié par un poppérien zélé de dire comment on pourrait jamais réfuter l' évolution, il a marmonné cette fameuse réponse: " Des lapins fossiles dans le Précambrien"." (p.165 Perrin col. Tempus)
Hervé
La position de Popper sur le darwinisme est très nuancée. Dans "La quête inachevée", et notamment le chapitre "Le darwinisme comme programme de recherche métaphysique", Popper dit en effet que "le darwinisme ne prédit pas véritablement l'évolution de la variété des espèces. C'est pourquoi il ne peut véritablement l'expliquer. Il peut tout au plus prédire l'évolution de la variété sous "des conditions favorables". Mais il est pratiquement impossible de décrire, en termes généraux, ce que sont ces conditions favorables - on peut seulement dire qu'en leur présence, une variété de formes apparaîtra."
Plus loin, Popper insiste cependant sur le fait que la théorie de Darwin comporte cependant une prédiction essentielle, celle de la variation graduelle des formes de vie dans le cheminement évolutif : "D'un point de vue logique, la progressivité est donc la prédiction centrale de la théorie. (Elle me semble même sa seule prédiction). De plus, tant que les changements, qui s'opèrent à la base génétique des formes vivantes, sont graduels, la théorie les explique, du moins "en des principes". Car la théorie prédit l'occurence de petits changements, chacun dû à une mutation." (Popper, op. cit.)
Or, si l'on trouvait des lapins fossiles dans le pré-cambrien, c'est précisément la variation graduelle qu'implique le darwinisme qui serait récusée. La remarque d'Haldane ne me paraît donc pas remettre en question la conception popperienne du darwinisme.
Notons au passage que Popper trouve de nombreux points de convergence entre le darwinisme et son épistémologie. Un d'entre eux mérite tout particulièrement d'être souligné : si l'épistémologie popperienne fournit un critère de sélection des théories, elle ne peut à proprement parler avoir de valeur explicative, elle ne permet pas de prédire l'évolution future de nos connaissances, comme la théorie de Darwin "ne prédit pas véritablement l'évolution de la variété des espèces".
Merci, Hervé, pour ces précisions éclairantes.
A titre d'info, cette note de Bernard Sève dans La question philosophique de l'existence de Dieu (1994):
" Il faudrait méditer sur un fait assez frappant: les physiciens, notamment les astrophysiciens, sont assez spontanément portés à un théisme que récusent au contraire vigoureusement leurs collègues biochimistes ou biologistes. Comme si l'ordre du Cosmos plaidait pour Dieu et les ratés du vivant contre lui."
Je pense que c'est aussi parce que l'évolutionnisme fournit une explication du vivant qui ridiculise l'argument physico-téléologique. L'astrophysique n'est pas en mesure de faire au niveau de l' univers ce que la biologie a réussi au niveau de l'évolution de la vie - l'apparition de la vie, elle, pose des problèmes que ne règle pas bien sûr l'évolutionnisme - mais un c'est un des intérêts du livre de Dawkins (the God delusion 2006) de faire connaître entre autres les hypothèses de Lee Smolin qui cherche à penser l'univers - plus exactement le "multivers", un ensemble d'univers- en termes darwiniens (cf en particulier les p.188-191 de l'édition française de poche Perrin Tempus).
Bonjour, sur Popper et la théorie de l'évolution, le premier chapitre de l'article suivant est utile :
http://www.talkorigins.org/faqs/evo...
Merci beaucoup, Cédric !
Merci à Philalèthe et à Cédric pour ces très intéressantes références.
Félicitations Cédric pour votre excellent travail sur le site de la Sopha qui contient une mine d'articles et de commentaires.
Cordialement à tous,
Pour répondre à Michel Julien dans la continuié de julien dutant, je tiens à signaler quelques aspects factuels.
Si Henry Schaefer est effectivement un grand chimiste il n'est pas prix nobel de chimie et il est impossible de savoir s'il a été nommé 5 fois à ce prix puisque les nominations sont confidentielles pendant 50 ans...
Les créationnistes font preuve d'une mauvaise foi navrante, usant de l'argument d'autorit (généralement pour citer des philosophes, des chimistes, des géophysiciens, des climatologues, mais rarement des biologistes), utilisant des citations tronquées ou hors-contexte à l'appui de leur dire, et toutes les astuces rhétoriques classiques sans pour autant jamais avancé un seul fait positif à leur appui.
Sur le fond, Darwin n'a jamais prétendu expliquer l'apparition de la vie mais seulement son évolution, c'est à dire l'apparition de nouvelles formes de vies. Le titre de son ouvrage commence bien par On the Origin of Species et non On the Origin of Life.
Il existe un excellent dossier du CNRS sur le sujet de l'évolution : http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dose...
Un des articles est consacré au créationnisme : http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dose...
La compréhension du darwinisme de Popper était biaisée par sa lecture de Spencer. Popper voit comme d'autres dans la théorie de Darwin une tautologie : celui qui survit est le plus apte, or le plus apte est celui qui survit. Ce n'est pas ce que dit Darwin, il avance que se maintiennent les caractères assurant un taux de reproduction/multiplication le plus élevé dans leur environnement. Si l'environnement change, d'autres caractères sont sélectionnés par un jeu différentiel de taux de multiplication. Cette théorie est aisément testable.
Quant au gradualisme de Darwin, on a beaucoup ergoté dessus mais la position de Darwin était bien plus nuancée qu'on ne la présente habituellement. Les arguments principaux en faveur du gradualisme (théorie chromosomique de l'héridité, concept de mutation) sont postérieurs à Darwin. Darwin postule ainsi un gradualisme sans avancer de preuves (Il le défend contre les archives sédimentaires discontinues en arguant de leur lacunarité, ce qui le rend plausible et non sûr) Ainsi trouve-t-on dans l'Origine de l'espèce, chapitre 11 la phrase suivante : "bien que chaque espèce ait dû parcourir de nombreuses phases de transition, il est probable que les périodes pendant lesquelles elle a subi des modifications, bien que longues, si on les estime en années, ont dû être courtes, comparées à celles pendant lesquelles chacune d'elle est restée sans modifications. "
A de nombreuses reprises je li et entend dans les médias ou encore ce qu'on enseigne à l'école que l'évolution est un fait et est reconnue comme telle dans le monde scientifique comme s'il y avait uninaminité. Ma liste de scientifiques a pour but de prouver le contraire. De plus, les dernières découvertes vont à l'encontre de l'évolution. Plus il y a complexité dès le début, plus l'évolution est impossible.
LA VÉRITÉ SUR LA THÉORIE DE L'ÉVOLUTION
LA DÉMARCHE SCIENTIFIQUE
1- L’observation
Tout travail scientifique commence par des observations. On se pose la question : pourquoi ? L’observation se doit d’être la plus objective et la plus précise possible. Elle ne doit pas se laisser influencer par une possible explication, qui risquerait de la biaiser.
La pierre angulaire de la théorie de l’évolution était la découverte de fossiles transitoires d’une espèce à une autre. Selon le propre aveu de Darwin, il n’y en avait pas. Darwin ne pouvait pas faire d’observation, il n’avait rien de concret à observer. Il espérait qu’on trouverait les fossiles. Techniquement, on a sauté l’étape de l’observation. Notez bien ceci la vraie science exige :
«L’observation se doit d’être la plus objective et la plus précise possible. Elle ne doit pas se laisser influencer par une possible explication, qui risquerait de la biaiser. »
Darwin est les hommes de sciences qui l’ont suivit ont t-ils été objectif ? Non L’autre exigence de la vraie science c’est la précision. On n’a pas fait d’observation mais on a quand même fabriqué de toutes pièces une théorie ! Pourtant, «Elle ne doit pas se laisser influencer par une possible explication, qui risquerait de la biaiser».
Dans la procédure de la vraie science, on aurait commencé les démarches qu’après avoir découvert des fossiles qui démontrent ou du moins laisse croire à la transition d’une espèce à une autre. Cette observation se doit se faire avec objectivité. De plus on ne doit pas «se laisser influencer par une possible explication, qui risquerait de la biaiser.» comme l’exige la vraie démarche scientifique. Or l’histoire de cette doctrine montre à de multiples reprises qu’il suffisait souvent d’une simple découverte pour que le mot «irréfutabilité» sorte de leur bouche avec une étonnante facilité et sans le moindre scrupule !
Donc la première étape de la démarche scientifique n’a pas eut lieu.
2- L’expérimentation
L’expérimentation est une catégorie particulière d’observation, dans laquelle d’une part le phénomène à observer est généralement provoqué, et d’autre part les conditions d’observations ont été optimisées en fonction de ce que l’on veut observer, notamment pour éliminer les phénomènes parasites.
L’expérimentation à telle prouvée l’évolution des espèces ? Non.
3- Les lois
Lorsque les phénomènes observés font apparaître des relations invariables entre certaines grandeurs mesurées, on peut commencer à soupçonner l’existence d’une loi liant ces grandeurs entre elles. Cependant, une fois ces lois trouvées, il faut aller plus loin. Le but de la Science est de trouver des lois les plus fondamentales possibles. En effet, les lois issues de l’observation sont généralement la conséquence de phénomènes plus fondamentaux qu’il s’agit d’identifier.
Comme il faut répondre aux deux exigences précédentes pour établir une loi, c’est donc impossible de le faire dans le cas de l’évolution. Mais notez ceci : «les phénomènes observés font apparaître des relations invariables» On ne parle pas ici de semblants de preuves ici et là. Cela doit être clairement démontré de façon invariable. Et même là encore on devrait que «soupçonner l’existence d’une loi» Il faut pousser les recherches encore plus loin avant de confirmer une loi.
Les évolutionnistes eux commence par la fin. Il y a eut évolution puis ils cherchent les preuves et entre temps l’enseignent comme un fait.
Notez ceci
En science, un seul contre-exemple suffit à invalider définitivement une loi, quels qu’aient été ses succès antérieurs. Cela veut dire qu’une seule impossibilité est nécessaire pour invalider une loi. Si c’est vrai pour une loi cela devrait être vrai pour une simple théorie.
De façon générale, il y a-t-il eut de la rigueur scientifique dans l’élaboration de la théorie de l’évolution ? Non. Jamais dans l’histoire scientifique une théorie a-t-elle été fignolée avec autant de partialité, d’imprécisions, de mal honnêteté intellectuelles, et de fabrications de preuves.
Comme on dit certains scientifiques si ce n’étaient du rejet d’un Créateur cette théorie aurait été depuis longtemps rejetée. L’évolution doit sa survie uniquement à son côté idéologique, on garde la foi en elle coûte que coûte. Parce qu’on veut croire à l’évolution, n’ont pas parce qu’on cherche la vérité.
LA THÉORIE DE L’ÉVOLUTION N’EST PAS SCIENTIFIQUE
Les étapes de la méthode scientifique sont: 1) L’observation / recherche 2) l’hypothèse (fondée sur l’observation, la réponse qu’on pense obtenir) 3) la prédiction (la manière qu’on va démontrer la véracité de l’hypothèse) 4) L’expérimentation (la dernière et la plus importante des étapes. Elle se doit d’être rigoureuse, précise et objective) 5) La conclusion (basée sur les résultats, l’hypothèse est acceptée ou refusée).
Si l’hypothèse est acceptée, des sources indépendantes devront être capables dans les mêmes conditions de la reproduire. Il devrait avoir une formule énonçant une corrélation entre des phénomènes physiques. Une théorie scientifique se base sur un ensemble de lois qui sont tous vérifiables. En science, la définition du mot théorie est bien différente de sa première définition un ensemble d’idées, de conceptions abstraites, plus ou moins organisés. Mais cette dernière s’applique très bien à l’évolution.
Donc nous avons bien vues que la théorie de l’évolution ne répond pas aux critères de la démarche scientifique respecté par les autres branches de la science. Cette démarche était connue au temps de Darwin. Les 5 étapes n’ont pas été respectés. On a sauté des étapes. Pire:
AU LIEU DE COMMENCER PAR DES OBSERVATIONS ET FINIR PAR UNE CONCLUSION, ON UTILISE LA CONCLUSION POUR INTERPRÉTER LES OBSERVATIONS!
La théorie de l’évolution n’est pas scientifique.
Le 6 janvier 2010, Aurel accuse et généralise :
«Les créationnistes font preuve d'une mauvaise foi navrante (…) il est impossible de savoir s'il a été nommé 5 fois à ce prix (Nobel) puisque les nominations sont confidentielles »
Réponse :
En ce qui concerne le brillant professeur Henry Fritz Schaefer c’est le U.S. News and World Report du 23 décembre 1991 qui écrivit qu’il fut à cinq reprises candidat au prix de la paix.
Vous avez noté ce petit détail mais oublié sa déclaration qui réprimandait les darwinistes pour « avoir adopté des types de preuves en faveur de l’évolution qu’ils n’auraient jamais acceptés en tant que scientifiques dans d’autres circonstances. » C'était sur ça que vous auriez du vous attarder car c'est inquiétant comme pratique. Je suis humain est sujet aux erreurs bien sûr. Mais si vous auriez fait vos devoirs vous auriez hévitez d'accuser par erreur quelqu'un de mauvaise fois.
Puisque Aurel pense que les biologistes ont le monopole de l’intelligence en voici un qui parle avec franchise :
Laissons un biologiste «évolutionniste» auteur de «L’évolution : une théorie en grise» Michael Denton s’exprimer :
«Au niveau moléculaire, chaque catégorie est unique, isolée et non liée par des intermédiaires. Tout comme les fossiles, les molécules n'ont pas réussi à fournir les intermédiaires manquants si longtemps recherchés par la biologie évolutionniste. Au niveau moléculaire, aucun organisme n'est considéré "ancestral", "primitif" ou "avancé" en comparaison avec d'autres organismes de la même espèce. Il n'y a presque pas de doute que si cette preuve moléculaire avait été disponible il y a un siècle. L’idée de l'évolution organique n'aurait peut-être jamais été acceptée.» Evolution: A Theory in Crisis, 1986, pages 290-91
Laissons Charles Darwin conclure…
«S'il peut être démontré que tout organe complexe existent qui ne pourrait pas avoir été formés par de nombreuses légères modifications successives, ma théorie serait absolument détruite.» Charles Darwin, "l'origine des espèces au moyen de Natural Sélection", ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie, 1859, p. 162.
Bonjour à tous,
Ce problème de ou des origine(s) de la vie est fort complexe et compliqué, presque inextricable.
Lisez en effet dans ce site
http://diassites.0pi.com
dans lequel on semble trouver un semblant de modèle mathématique des origines MATHÉMATIQUES de la vie, les chiffres en paraissent être les prémisses, c'est-à-dire que l'origine de la vie serait les chiffres, allusion faite aux migrations de matériel génétique dans le noyau pendant les divisions cellulaires (mitoses et meioses), aux algorithmes génétiques, aux imageries électroniques ultra-modernes et au malade virtuel.
Bien que je n'aie personnellement pas trouvé un rapport direct et évident avec LA VIE comme telle, l'article n'en reste pas moins intéressant et est “worth” être lu.
il pourrait d'une manière ou d'une ouvrir d'autres voies dans la recherche des origines de la vie.
Décidemment, Dieu garde encore dans Ses poches beaucoup de tours à nous révéler !
Il est infiniment et toujours plus Grand.
C'est marrant, n'est-ce pas ?
Amicalement, ;o)
Question, les origines de la vie, c'est en chiffres romains ou arabes?
Un indice peut-être : http://www.snv.jussieu.fr/vie/dossi...
@Michel Julien (message 20) :
Vos remarques sur la démarche scientifique s'apparentent à ce que l'on appelle l'inductivisme naïf et je vous recommande la lecture du livre d'Alan Chalmers, Qu'est-ce que la science ? pour comprendre pourquoi votre conception de la science est erronée. Votre idée que l'observation doit venir avant la théorie est tout simplement réfutée par l'histoire des sciences : Neptune, le neutrino, les quarks, par exemple, ont été des inventions théoriques avant d'être découverts par l'observation. De plus, il n'y a pas d'observation possible sans une théorie préalable (c'est la théorie qui permet l'observation elle-même et la description des faits observés). La découverte de Neptune s'est faite grâce à une analyse théorique de la trajectoire d'Uranus dans le cadre de la mécanique newtonienne. Donc, le fait qu'il y ait d'abord une théorie et ensuite des observations ne pose en aucun cas un problème : c'est ainsi que fonctionne le plus souvent la science !
De plus, dans le cadre de la théorie de l'évolution, votre affirmation selon laquelle Darwin n'est pas parti d'observations est tout simplement une aberration. Ignorez-vous comment Darwin lui-même en est venu à former sa théorie ? Je vous conseille ce site pour comprendre combien Darwin était justement soucieux de « commencer par des observations » comme vous le dites.
Enfin, vous semblez ignorer la manière dont la théorie de l'évolution est testée de manière expérimentale. Connaissez-vous le travail de Richard Lenski, de Theodore Garland ? Connaissez-vous les expériences faites sur les drosophiles, sur la phalène du bouleau ?
...idée que l'observation doit venir avant la théorie est tout simplement réfutée par l'histoire des sciences : Neptune, le neutrino, les quarks, par exemple, ont été des inventions théoriques avant d'être découverts par l'observation.
Un point de vue psychologique ou méthodologique votre point est peut-être vrai. Mais a mon avis ça suffis pas pour la question: qu'est-ce que la vérité du monde?
"La raison" a fait plusierus des erreurs dans l'histoire de la science. Un bon exemple de cela fait l'astronomie de Ptolemaios. Il a argumenté que la terre est sphérique pour la raison que le soleil n'est pas au-dessus à tout le mond dans le même temps et parce qu'un observateur en voie en bateau voit les montagnes avant qu'on peut percevoir la terre (c'est-à-dire la terre doit être un peut crochu). Mais il a également pensé que notre globe est stationnaire parce qu'il nous semblons qu'il ne souffle pas (si le globe vraiment grand se mouvait, pourquoi il ne suffle pas sur terre?). De plus, il a remarqué que nous ne observons pas <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Parall...">la parallaxe</a>; donc, ça sera impossible pour nous d'être en mouvement selon lui.
Ainsi, on peut imaginer plusieurs des choses avec "la raison". Quelques hypotheses sont vrai et quelque'uns pas. Mais l'exemple de Ptolemaios indique que la vérité n'est pas quelque chose de penser avec la raison: on doit avoir une forte observation des faites de soutenir une théorie. Maintenant on ne trouve pas les idées de Ptolemaios par rapport au mouvement du globe vrai puisque on peut falsifier sa théorie avec une obsérvation.
C'était mon point de vue empiriste.
Bien cordialement à vous,
Matias
Matias: Neptune a été découverte avant d'avoir été observée, ou pas? Admettons que parfois des gens pensent que des choses existent, en suivant des raisonnements trompeurs, est-ce que cela implique que l'on ne peut jamais savoir que quelque chose existe à moins de l'observer? Est-ce que je ne sais pas qu'il y a quelque chose dans mon frigo maintenant?
Merci beaucoup à votre reponse!
Au début, je voudrais vous remarque que votre blogue et votre intérêts de recherche me semble énormément intérresant. Je vais le commencer de suivre régulierement
Mais pour cette comment-là: oui, Neptune a été découverté avant une perception. Cependant, mon point était que la vérité du monde, ou la norme minimum pour la connaissance, est observation. Ne après que le télescope a été pointée vers la position qui la hypothèse mathematique était prevoié on peut dire que nous savons que Neptune est la situation là-bas. On peut faire plusieurs les hypothéses dans la même sujet qui va se semble intuitevement véritable, mais le niveau hypothétique ne va résoudre si les théories sont correctes.
Dans sa "Language, truth and logic", A. J. Ayer argumente que psychologiquement c'est vraie que les savants font les hypothéses: L'information du monde n'absorbe pas dans la tête de savant automatiquement, sans avoir faire les hypothéses constructives, sans avoir utilisér la méthode "rationelle". L'esprit n'est pas un récepteur passive comme les empiristes classiques ont été peut-être pensées.
Mais la raison seulement elle-même n'est pas qu'un outil méthodologique. Elle ne va nous pas offrir les fortes faites du monde. Ainsi, a mon avis, les observations sont les faites les plus fortes de savoir si notre croyances sont véritables. Avec la raison on peut imaginer tout qui n'est pas contradictoire internement; la connaissance du monde ne va pas résoudre avec la raison bien qu'elle soit nécessaire pour la recherche.