"Tu dois donc tu peux" : un paralogisme kantien ?
Par Florian Cova le lundi 17 mars 2008, 11:33 - Lien permanent
Quel est vraiment le sens de la formule "tu dois donc tu peux" ?
L'usage du "Tu dois donc tu peux" chez Kant
Hume a tracé dans son Traité de la Nature Humaine une limite apparemment infranchissable entre le "fait" et le "droit". Pour résumer, selon Hume, on ne peut déduire ce qui relève de l'obligation morale à partir des simples faits. Pourtant, cette limite a été remise en cause par un sombre individu nommé Kant qui a un jour énoncé cette phrase pleine de bon sens : "Tu dois donc tu peux".
Cette dernière proposition joue un rôle clé dans la philosophie morale de Kant. Kant, en effet, prétend déduire a priori la formule constitutive de notre devoir (l'impératif catégorique). Il s'agit là de quelque chose qui appartient au domaine du "droit". Mais l'impératif kantien est en quelque sorte autoréférent : il exige pour être satisfait qu'on le satisfasse par pure obéissance à lui-même, et non poussé par des mobiles sensibles. Or, pour Kant, toute action qui résulte d'un enchaînement causal est produit par des mobiles sensibles. De cette dernière thèse, il résulte que l'impératif catégorique ne saurait être satisfait que par l'action d'un être qui échappe au déterminisme causal, un être "libre".
C'est là qu'intervient le "Tu dois donc tu peux" : l'homme DOIT satisfaire l'impératif catégorique, donc il le PEUT. Et comme la liberté est une condition de possibilité de la satisfaction de l'impératif catégorique, Kant en déduit que l'homme est LIBRE. CQFD.
Les différentes logiques modales
"Tu dois donc tu peux" peut être aussi exprimé selon la forme "Si x doit faire y, alors x peut faire y". C'est un des axiomes de la logique modale. Le problème est ici de savoir si Kant l'utilise correctement, car il me semble mélanger deux domaines.
Prenons la logique modale classique (épistémique) qui porte sur les possibilités de faits. Par exemple : "il est nécessaire que 2 + 2 = 4" ou "il est possible qu'il pleuve demain". Dans ce cadre, la possibilité exprime le fait que quelque chose peut être vrai sans que cela soit contradictoire en soi, ni avec mes croyances actuelles sur le monde. Par exemple, "il est possible que Julien écrive un post demain" ou "Julien peut écrire un post demain". La nécessité exprime le fait que quelque proposition est vrai de toute façon. Par exemple : "il est nécessaire qu'un triangle ait trois côtés" ou "un triangle doit avoir trois côtés". Dans ce cadre, la nécessité implique la possibilité parce que si quelque proposition est, selon ce que je sais, nécessairement vraie, alors il est impossible qu'elle soit, selon ce que je sais, nécessairement fausse.
La logique déontique parle des devoirs et des permissions, du "droit". La nécessité exprime l'obligation, le devoir. La possibilité exprime la permission. La nécessité implique la possibilité parce que l'obligation implique la permission (au sein d'un même code de devoirs et de permissions) : un code qui interdirait aux individus de faire ce qu'il exige d'eux serait en effet absurde.
Dans les deux domaines (épistémique, déontique), l'axiome "Tu dois donc tu peux" est donc valide. Mais revenons maintenant à Kant. Il me semble qu'il y a un problème dans son utilisation de cet axiome parce qu'il mélange les deux domaines. En effet :
- TU DOIS : chez Kant, ce DOIT indique la nécessité déontique. Le DOIT ici, c'est l'impératif catégorique.
- TU PEUX : chez Kant, ce PEUX me semble indiquer une possibilité factuelle, épistémique. On parle en effet ici de ce que l'individu peut faire, au sens factuel (je peux grimper le long d'une gouttière), et non au sens de la permission (j'ai le droit de me défendre). Le TU PEUX de Kant signifie "TU PEUX AGIR CONTRE LE DETERMINISME". Il s'agit d'une capacité de l'individu, non d'une permission qui lui est octroyée.
Conclusion ouverte
Kant utilise donc ici un "Tu dois donc tu peux" qui n'est attestée dans aucune logique et ne me semble pas pouvoir être un axiome que l'on tire des simples concepts de DEVOIR et de POUVOIR (contrairement aux axiomes). Cela ne veut pas forcément dire que cette proposition est fausse, mais qu'elle demande à être prouvée, ce que Kant ne fait pas. Elle semble par contre avoir une certaine vérité intuitive, puisqu'elle correspond à l'adage populaire "A l'impossible nul n'est tenu", qui mélange lui aussi les niveaux épistémiques (impossible) et déontiques (être tenu).
Commentaires
Mais tout est dans la nature de la possibilité !
Un soldat doit agir en soldat, donc il le peut : il a une obligation morale (impératif), mais il peut se faire qu’il ne peut y satisfaire que par exclusion. La possibilité dont il est question est une possibilité par exclusion. Elle se définit négativement. Elle s’exprime par « il peut ne pas”. »
Le soldat peut toujours ne pas agir en lâche ou en traître. Il lui est demandé de s’interdire certaines actions (comme se rendre sans combattre) et non d’accomplir une action que les circonstances ne permettent pas. Il peut n’avoir d’autre alternative que d’être tué.
Florian
Kant utilise donc ici un "Tu dois donc tu peux" qui n'est attestée dans aucune logique et ne me semble pas pouvoir être un axiome que l'on tire des simples concepts de DEVOIR et de POUVOIR (contrairement aux axiomes).
Philalèthe:
Le concept de devoir au sens déontique ne contient-il analytiquement la possibilité factuelle ? Certes on peut dire sans contradiction "je dois x et je ne peux pas x". Mais "je ne peux pas x" se réfère ici à une impossibilité accidentelle; si c'était une impossibilité essentielle, le "je dois x" n'aurait pas de sens. "je dois x et ici et maintenant je ne peux pas x" est intelligible; en revanche "je dois x et je ne peux jamais x" implique une contradiction.Donc de mon point de vue il suffit de légitimer l'impératif catégorique pour que la possibilité s'ensuive.
Kant ici ne déduit pas l'obligation morale du fait; il déduit de l'obligation morale la possibilité du fait.
Le concept de devoir au sens déontique ne contient-il analytiquement la possibilité factuelle ?
C'est ce que je tendrais à penser. Mais prenons maintenant l'exemple de Pascal et autres jansénistes. Il me semble que leur théorie est la suivante :
- Nous avons des devoirs.
- Mais ceux qui n'ont pas la grâce efficace n'ont pas la possibilité d'accomplir ces actions.
- Ils seront néanmoins punis pour cela, ce sont des pécheurs.
Qu'en déduire sinon que pour les jansénistes on peut avoir le devoir de faire X sans pour autant être capables de faire X ? Tout cela pour dire que votre intuition que je partage ne l'est pas pour tout le monde.
De façon similaire, dans le langage ordinaire, on dit de quelqu'un qui n'a pas pu accomplir ce qu'il aurait dû accomplir qu'il est "excusé". Quel sens y aurait-il à excuser quelqu'un si finalement il n'avait pas de devoir à remplir qu'il n'a pas rempli ? Tout cela n'est pas si simple.
Dire de qqn qui n'a accompli son devoir qu'il est excusé implique a) la possibilité essentielle de l'accomplissement et b) la réalité accidentelle de la contrainte faisant obstacle à l'accomplissement de l'obligation. "Il doit donc il peut" mais accidentellement il ne peut pas etc.
Quant à la référence à Pascal, elle est certes contre-intuitive mais Kant à ma connaissance ne fait aucune place dans son éthique à qqch comme la grâce. La condition nécessaire et suffisante est la liberté. Certes si un devoir est impératif et si sa condition (ou une des conditions) ne dépend pas du tout du sujet, alors on devrait dire: "tu dois mais il se peut que tu ne puisses pas" (il se peut car le sujet ne sait pas s'il a la grâce ou non).
En tout cas, il y a une différence à faire entre "tu dois mais peut-être tu ne peux pas" (comme tu ne le sais pas, c'est ton devoir de chercher à accomplir ton devoir) et "tu dois et tu ne peux absolument pas".
C'est une solution honorable et bien trouvée et je pense que votre distinction est pertinente. Mais il fallait bien que je pose la question pour que vous me donniez la réponse.
Tout ce que je voulais, c'est signaler que la proposition "tu dois donc tu peux" n'est pas analytique (parce qu'elle mélange un doit et un peut de natures différentes) et qu'elle n'est pas si évidente que ça. Vous venez donc de délimiter son domaine de validité.
Le problème est maintenant de parvenir à délimiter ce qui est essentiel à l'homme et ce qui ne l'est pas. Imaginons que l'essence de l'homme est dans son être raisonnable et que sa nature corporelle (soumise au déterminisme) n'est qu'un accident : la solution est-elle toujours viable ? Or, pour Kant, il me semble que nous ne sommes corporels qu'en tant que phénomènes. Non ? (Ce n'est pas là une véritable objection à votre réponse, mais une façon de prolonger la discussion)
J'aurais tendance à penser qu'il est simplement strictement impossible, du point de vue de Kant, que je doive faire quelque chose alors que ce quelque chose n'est pas en mon pouvoir - ou alors la Loi, si j'ose, est proprement stupide. Elle ne m'impose jamais que quelque chose dont je suis capable (aussi difficile que ça me soit) : elle ne demande pas à la peinture de peindre des sons. Si quelque chose se présente à moi comme impératif, c'est que je peux le faire, ou alors c'est véritablement un impossible (du style : voler, littéralement, au secours de quelqu'un qui se jette d'un immeuble, un peu à la Superman, pour prendre un exemple à la con). Désolé, mais je n'arrive pas à m'exprimer ce soir - j'espère que ce charabia sera néanmoins compréhensible.
Heureusement Guillaume je suis là. Ce n'est pas moral que de faire appel à un pouvoir ou des capacités: tu dois donc tout devient possible. Mais comme le dit Titi c'est ta liberté qui détermine ton action et qui te libère de la nature. ça veut dire quoi ? Peu importe les conséquences, c'est du formel tou ça. Super toujours aussi génial
Non, ce n'est pas "Tu dois donc tout devient possible".
Je crois qu'en fait ce qui fonde la maxime de Kant, c'est la certitude qu'il est de soi contradictoire que la loi morale me puisse prescrire quelque chose d'impossible : "Tu dois, or il se trouve que la loi ne saurait rien d'imposer d'impossible, donc tu peux", c'est aussi simple que ça.
Venir rechigner, après, et dire "Ok, c'est ce que je devrais faire, mais ce n'est pas possible parce que x ou y", c'est effectivement entrer dans des considérations immorales. Ah oui mais pardon, c'est formel tout ça... Merci pour ton aide !
@Florian : il n'est pas dit que la proposition de Kant ne soit pas analytique - c'est du moins ce qui ressort à mon sens de l'interprétation que j'en fais : il n'y a pas de devoir impossible.
En fait, la question est la suivante :
1) Un devoir en reste un même si on ne peut pas le remplir. Dans ce cas, la déduction kantienne de la liberté ne fonctionne pas, car on nie la proposition "Si tu dois, tu peux".
2) Chaque devoir contient en lui-même une clause de possibilité implicite et est de la forme "Tu dois faire X sauf quand tu ne peux pas faire X" donc "Tu dois, donc tu peux, sauf quand tu peux pas", mais alors même dans ce cas la déduction kantienne ne fonctionne pas. Puisque pour déduire que l'on peut, il faut déjà savoir qu'on doit, mais la clause impose de déjà savoir si l'on peut avant de pouvoir dire si l'on doit, ce qui nous amène dans un cercle.
3) Je crois que je suis aussi fatigué que Guillaume...
N'y a-t-il vraiment aucun devoir impossible ? Prenons deux secondes un exemple de droit. Imaginons que j'ai contracté des dettes et que je dois rendre de l'argent mais que je ne peux pas car je suis sans le sou. Je ne peux pas rembourser. Dira-t-on alors qu'il n'est pas de mon devoir de rembourser ceux qui m'ont prêté de l'argent ? Et si je n'ai aucun devoir en la matière, de quel droit peut-on me punir pour ne pas rembourser mes dettes ?
Je crois que c'est se faire une conception erronée de ce que peut être, pour Kant, un devoir que de dire "Un devoir en reste un même si on ne peut pas le remplir".
Un devoir n'est pas juste une prescription vague totalement indifférente aux circonstances, ou plutôt totalement indifférente aux impossibilités physiques ou matérielles. Rien n'impose par exemple à un aphasique de dire la vérité (alors que, n'est-ce pas ? il faut toujours dire la vérité); peut-être pourra-t-il l'écrire, ou répondre par un simple signe à telle ou telle question, etc. Pour prendre un autre exemple (et réintroduire au passage les "circonstances", que j'ai peut-être un peu trop vite mises de côté), il n'est pas impossible non plus, par exemple, que la morale impose parfois des actions censément condamnables. Voler, par exemple : ne serait-ce pas parfaitement moral, pour un père sans ressources, de voler un quignon de pain afin de nourrir ses enfants (qui dépendent de lui) s'il a fait tout ce qui était en son pouvoir, mais sans succès, pour pouvoir acheter ce pain (bref, s'il a fait tout ce qui était en son pouvoir pour gagner de l'argent) ?
Je ne crois pas qu'il existe pour Kant une telle "clause de possibilité implicite". Si tu ne peux absolument pas faire telle ou telle chose, il serait tout simplement contradictoire que la morale puisse te prescrire cette action. Autrement encore : si tu ne peux pas le faire, il est impossible que tu le doives.
Un devoir qui s'impose à moi et que je ne peux pas remplir est une contradictio in adjecto, voilà tout. Un devoir n'est encore une fois pas une prescription vague (du type "Tu ne voleras point", et point barre), et c'est toujours la maxime de mon action que je dois évaluer quant à sa possible universalisation. C'est à moi que s'adresse la Loi, pas à tous. En revanche, certes, la question est de savoir si l'action que j'entreprends est morale, i.e. s'il serait acceptable que quiconque, dans des circonstances rigoureusement analogues, l'entreprenne.
Enfin bon, c'est ce qu'il me semble...
Tu le dis toi-même (c'est un blog, j'imagine que le tutoiement est permis) : je suis sans le sou. Impossible de rembourser.
La question est de savoir pourquoi je suis sans le sou, et si je fais véritablement tout pour rembourser mes dettes.
D'un sens, c'est effectivement mon devoir de rembourser ("Il faut rembourser ses dettes"), mais est-ce mon devoir que de le faire maintenant, si j'ose dire ? Si je suis, pour ainsi dire "en toute bonne foi", dans l'incapacité matérielle de le faire, ne serait-ce pas le devoir de celui dont je suis le débiteur que de m'accorder un délai, étant établi que je fais tout pour le rembourser (c'est-à-dire que je ne gaspille pas mon argent dans quoi que ce soit de superflu) ? Bien sûr, personne ne sonde les âmes, et la bonne foi est difficile à établir, mais encore une fois, le devoir ne se résume pas à la plate maxime "Il faut rembourser ses dettes", il faut voir plus loin que ça. "Il est de mon devoir, autant qu'il est en moi, de tout faire pour rembourser mes dettes" - voilà déjà qui serait plus proche de la vérité.
Florian
Mais revenons maintenant à Kant. Il me semble qu'il y a un problème dans son utilisation de cet axiome parce qu'il mélange les deux domaines. En effet :
* TU DOIS : chez Kant, ce DOIT indique la nécessité déontique. Le DOIT ici, c'est l'impératif catégorique. * TU PEUX : chez Kant, ce PEUX me semble indiquer une possibilité factuelle, épistémique. On parle en effet ici de ce que l'individu peut faire, au sens factuel (je peux grimper le long d'une gouttière), et non au sens de la permission (j'ai le droit de me défendre). Le TU PEUX de Kant signifie "TU PEUX AGIR CONTRE LE DETERMINISME". Il s'agit d'une capacité de l'individu, non d'une permission qui lui est octroyée.
Hervé
Il faut examiner le fameux "Tu dois donc tu peux" dans le contexte de la cohérence que vise Kant et qui implique la distinction entre un niveau nouménal et un niveau phénoménal ainsi que le problème de leur conciliation.
Comme vous le rappelez, la liberté de la volonté est impliquée par l'impératif catégorique.
Nous devons croire à la liberté de la volonté c'est-à-dire à un pouvoir d'être cause qui ne dépend d'aucune autre cause antérieure dans l'espace et le temps, si nous posons un impératif qui commande absolument c'est-à-dire indépendamment de toute considération empirique, spatio-temporelle, par la raison seule.
Le "Tu dois, donc tu peux" signifie donc "s'il y a une loi morale, alors tu dois croire que tu peux l'accomplir parce que tu es libre".
La liberté est une croyance "obligée", car nous ne pouvons pas la connaître, seuls les phénomènes qui ont des causes antérieures dans le temps et l'espace sont connaissables. Elle est, dans le vocabulaire kantien, nouménale et son pouvoir, le "TU PEUX", n'est pas du domaine épistémique et factuel comme "grimper le long d'une gouttière".
En outre, Kant ne dirait en aucune manière "TU PEUX AGIR CONTRE LE DETERMINISME", précisément parce qu'il distingue le déterminisme phénoménal et la liberté nouménale. L'enchaînement phénoménal des causes et des effets est irrécusable mais la liberté est d'un autre ordre. La difficulté, après les avoir séparés, est de les réconcilier.
Kant propose pour cela une curieuse version du mythe d'Er : il lui faut supposer un "phénomène unique du caractère" donné par l'homme à lui-même "et d'après lequel il s'attribue à lui-même comme à une cause indépendante de toute sensibilité, la causalité de ces phénomènes" dès qu'ils s'inscrivent dans la succession empirique. (Examen critique de l'analytique, Critique de la Raison Pratique)
Cette version est une "fiction rationnelle" destinée à donner cohérence à la théorie morale de Kant, et remplaçant le mythe comme "récit des origines".
Je reprends sur ce point une distinction proposée par Descombes dans un vieil article de "Critique" des années 70 dont je pourrai transmettre au moins des passages si quelqu'un est intéressé.
Hervé :
la liberté de la volonté est impliquée par l'impératif catégorique
mais :
La liberté est une croyance "obligée", car nous ne pouvons pas la connaître
Je suppose que cela signifie que la liberté n'est pas LOGIQUEMENT impliquée par l'impératif catégorique, sinon nul ne serait besoin d'y "croire" : on "saurait" alors qu'on est libre. L'implication de la liberté par l'impératif est alors d'un autre ordre, si l'on suit ce que vous écrivez. C'est justement là toute la question : quelle est la nature de l'implication dans ce cas : est-elle conceptuelle/analytique ? est-ce une proposition démontrable ? etc.
Je reprends sur ce point une distinction proposée par Descombes dans un vieil article de "Critique" des années 70 dont je pourrai transmettre au moins des passages si quelqu'un est intéressé.
Voui ! Moi !