Philmaster de l'EHESS
Par julien dutant le jeudi 21 septembre 2006, 18:13 - Enseignements - Lien permanent
Comme je le disais en juin:
L'EHESS propose une spécialité M2 de Philosophie, le Philmaster, centrée sur la philosophie analytique et les sciences sociales. Le Philmaster de l'EHESS est à conseiller aux étudiants souhaitant se spécialiser en philosophie analytique ou en philosophie des sciences sociales. Il regroupe déjà un "all-star cast" de philosophes de l'Institut Jean Nicod, et devrait s'étoffer dans les années à venir!
On peut maintenant voir la liste des enseignements de cette année. C'est la fête!
Commentaires
J'aimerai en savoir davantage à propos de la façon dont les philosophes professionnels considèrent l'action. En effet je me propose de passer avec succès l'épreuve d'admissibilité de l'agrégation et pour survivre d'écrire sur le Bondy Blog sur la campagne électorale. La question que je me pose est la suivante. Que devient l'action de Saïd si celui-ci ni ne délibère, ni ne décide, ni n'accomplit? Et quoi si l'action dont je suis supposé connaître les tours et détours, n'était en réalité que celle d'un conseil d'administration, d'un jury, d'un juge mais en aucun cas d'un être humain comme Saïd?
Cher Dilgo,
Les premiers chapitres de La Nature de la volonté (Folio, 2005) de Joëlle Proust sont une excellente présentation des théories contemporaines de l'action.
Quant à la question que vous posez, je ne la comprends pas. Tout d'abord, je suppose que "Saïd" ne fait pas référence à quelqu'un en particulier? (Ou s'agit-il de Saït, le pauvre voleur de pomme de Lyon ?) Même chose pour "je", je suppose que cela ne fait pas référence à vous en particulier. Mais alors en quel sens dites-vous "l'action dont je suis supposé connaître les tours et les détours"? Qui est "supposé connaître les tours et les détours" de quelle action, et pourquoi est-il supposé les connaître, et qui suppose qu'il les connaît? Ensuite, je ne suis pas sûr de comprendre "que devient"; j'imagine que vous voulez dire: est-ce que l'action de X est bien son action s'il ne délibère pas etc.? Et peut-être aussi: X est-il responsable de son action s'il ne délibère pas etc.? Aussi, à quoi faites-vous allusion en disant "l'action... est en réalité celle d'un juge (etc.)" ? Je vois trois possibilités: 1) on confondrait l'action d'un juge avec celle d'un particulier (tout le monde croit que c'est Saïd qui a condamné Jacques à la prison, mais en fait c'est le juge). J'imagine mal le genre de situation où cela est possible! 2) Saïd est en quelque sorte la marionnette du conseil d'administration: par exemple, c'est parce que le CA l'a viré que Saïd a commis une agression; donc l'agression de Saïd est en réalité une action du CA. (En passant, le film Sauf le respect que je vous dois de F. Godet, que j'ai trouvé très bon, présente une histoire de cet ordre), 3) Telle action de Saïd n'est un crime que dans la mesure où elle est qualifié comme tel par le juge; en ce sens, le crime est le crime "du" juge. (Cette dernière option me semble jouer sur les mots). Enfin, je me demande si la question était vraiment une question, ou simplement une question rhétorique !