Philotropes

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samedi 8 octobre 2011

Pinker on Bloggingheads TV !

Pour le plaisir des uns et des autres, Steven Pinker (le point de départ de la discussion précédente sur le génocide et la Shoah) est invité à présenter ses travaux sur l'évolution de la violence sur Bloggingheads TV. Enjoy !

jeudi 6 octobre 2011

FC: European Workshop on Experimental Philosophy (7 Octobre)

Jusqu'à samedi soir, je serai dans l'impossibilité de répondre aux commentaires parce que je me trouverai à Eindhoven pour le European Workshop on Experimental Philosophy. Discutez bien entre vous.

mardi 4 octobre 2011

Un déclin de la violence ?

Steven Pinker vient de faire paraître son nouvel opus : The Better Angels of our Nature (oct 2011, chez Viking). En voici l'abstract:

We’ve all had the experience of reading about a bloody war or shocking crime and asking, “What is the world coming to?” But we seldom ask, “How bad was the world in the past?” In this startling new book, the bestselling cognitive scientist Steven Pinker​ shows that the world of the past was much worse. With the help of more than a hundred graphs and maps, Pinker presents some astonishing numbers. Tribal warfare was nine times as deadly as war and genocide in the 20th century. The murder rate of Medieval Europe​ was more than thirty times what it is today. Slavery, sadistic punishments, and frivolous executions were unexceptionable features of life for millennia, then suddenly were targeted for abolition. Wars between developed countries have vanished, and even in the developing world, wars kill a fraction of the people they did a few decades ago. Rape, battering, hate crimes, deadly riots, child abuse, cruelty to animals—all substantially down. How could this have happened, if human nature has not changed? What led people to stop sacrificing children, stabbing each other at the dinner table, or burning cats and disemboweling criminals as forms of popular entertainment? The key to explaining the decline of violence, Pinker argues, is to understand the inner demons that incline us toward violence (such as revenge, sadism, and tribalism) and the better angels that steer us away. Thanks to the spread of government, literacy, trade, and cosmopolitanism, we increasingly control our impulses, empathize with others, bargain rather than plunder, debunk toxic ideologies, and deploy our powers of reason to reduce the temptations of violence. With the panache and intellectual zeal that have made his earlier books international bestsellers and literary classics, Pinker will force you to rethink your deepest beliefs about progress, modernity, and human nature. This gripping book is sure to be among the most debated of the century so far.


Déjà en 2007, il avait produit lors d'un Ted Talks une conférence sur le déclin de la violence qui avait fait sensation sur la toile. (Notez qu'une bonne partie de ses recherches s'appuient sur les travaux de Lawrence Keeley, spécialistes des guerres préhistoriques.) Il vient de faire une nouvelle conférence sur ce sujet, disponible ici (avec les graphiques et une version écrite de la conférence). Cette conférence fait partie d'un Master Class intitulé The Science of Human Nature, piloté par Edge en juillet 2011, qui sera progressivement entièrement accessible en vidéo et par écrit sur le site.

dimanche 2 octobre 2011

John Perry reçoit le prix IgNobel de littérature

Le philosophe John Perry vient de recevoir le prix IgNobel de littérature pour son essai "Structured Procrastination". Vous pouvez en savoir plus en lisant cet article.

(Je trouve au passage cet essai particulièrement fascinant parce qu'il correspond exactement à ma méthode de travail - je ne l'avais juste pas réalisé jusqu'ici. Et je suis sûr que je ne suis pas le seul.)

mardi 27 septembre 2011

Just the Arguments

Just the Arguments: 100 of the Most Important Arguments in Western Philosophy, livre qui expose, comme son titre l'indique, 100 arguments classiques de philosophie, vient de paraître chez Wiley. Les 100 arguments sont classés en 6 catégories : philosophie de la religion, métaphysique, épistémologie, éthique, philosophie de l'esprit, science et langage (où vous pourrez lire ma contribution : "Mathematical platonism", arg. 100). Le concept est simple : chaque partie est composée d'une dizaine de lignes pour expliquer un argument (contexte, enchaînement logique, parties fallacieuses), et est suivie par une exposition de l'argument proprement dit.

samedi 24 septembre 2011

LIVRE: Recension de "La Morale Humaine et les Sciences"

Vous pouvez retrouver sur nonfiction une recension par Martin Gibert de l'ouvrage dirigé par Alberto Masala et Jérôme Ravat, La Morale Humaine et les Sciences (disponible uniquement en format électronique ici). Pour rappel, le volume est tiré des interventions qui constituaient les Journées "Naturaliser la Morale".

vendredi 23 septembre 2011

LIVRE: Recension de "La Voix et la Vertu"

Quelques nouveautés sur nonfiction.fr :

1) Les recensions sont maintenant triées par portail. Il existe ainsi un portail "Philosophie, Psyché & Religions" qui regroupe exclusivement les recensions touchant à la philosophie, la psychologie et l'étude des religions (à peu près mes centres d'intérêts principaux, ça tombe bien pour moi)

2) Le portail vient de mettre en ligne un dossier consacré au perfectionnisme moral.

3) Dans ce dossier, vous trouverez ma recension du livre de Sandra Laugier, La Voix et la Vertu et une recension par Alberto Masala du livre de Barry Schwartz et Kenneth Sharpe, Practical Wisdom - The Right Way to do the Right Thing.

Bonnes lectures !

jeudi 22 septembre 2011

Nouveaux articles de P. Engel en ligne

Je viens de faire une mise à jour du site de Pascal Engel. Voici une liste des nouveaux articles en ligne:

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mardi 20 septembre 2011

JRNAL: RÉPHA, numéro 4 et appel à contribution

La RÉPHA (Revue étudiante de philosophie analytique) est fière de vous annoncer la sortie de son 4ème numéro, disponible en librairie ainsi que sur son site internet : www.repha.fr ! 106 pages mêlant philosophie de l’esprit, métaphysique, article professionnel, traduction et recension…etc.

Nous avons donc le plaisir de publier dans ce numéro:

- L’AXE ANALYTIQUE ANGLO-AUTRICHIEN par Peter SIMONS

- WITTGENSTEIN, HEIDEGGER ET L’EXISTENCE DU MONDE par Guillaume DECAUWERT

- POURQUOI LE REPRÉSENTATIONNALISME NE PEUT PAS RÉSOUDRE LE « PROBLÈME DIFFICILE » DE LA CONSCIENCE PHÉNOMÉNALE par François KAMMERER

- DES OBJETS CONTRADICTOIRES SANS CONTRADICTION par Thibaut GIRAUD

- COMMENT SAVOIR CE QUI NOUS CONCERNE? par Samir BLAKAJ

- VAN INWAGEN ET LA POSSIBILITÉ DU GUNK par Ted Sider (TRADUCTION)

- Texte de T.Sider présenté et traduit par Baptiste LE BIHAN

- La Vérité Émotionnelle, (R. de SOUSA) par Hichem NAAR (Recension)

Le numéro 5 est déjà en préparation et attend vos contributions :

Les articles soumis à la RÉPHA traiteront en priorité de l’actualité relative aux différents domaines de la philosophie analytique. Ils devront être introductifs, clairs, concis et pertinents. Les articles attendus ne devront pas dépasser 16 000 signes (espaces compris), soit environ 5-6 pages dans une configuration habituelle (A4, police 12). Nous acceptons les formats suivants : .doc, .rtf, ou .odt. Nous attirons votre attention sur le fait que les fichiers reçus au format pdf ne seront pas acceptés. Les articles seront présentés de façon anonyme à un comité de lecture. Pour favoriser ce processus, assurez-vous si possible que votre identité n’apparaisse pas dans les propriétés du document. Les critères d'établissement de la bibliographie seront précisés aux auteurs si l'article est retenu. Conformément aux différentes rubriques présentes dans la revue, n’hésitez pas, en plus des articles inédits, à nous envoyer vos recensions (16 000 signes) ainsi que vos traductions d’articles courts. Contactez-nous pour de plus amples informations. Pour une publication dans le numéro 5, la date limite de réception est fixée au 1er décembre. Mais nous acceptons de recevoir des articles toute l’année. Les étudiants intéressés sont invités à envoyer leurs travaux (libres de droits) sous la forme électronique à l’adresse mail : postmaster@repha.fr

Excès de spam

220 commentaires de spam sont passés depuis hier. "louis vuitton" et "replica handbags", qui apparaissaient dans presque chacun des commentaires, sont dans les mots blacklistés du blog, mais pour une raison ou pour une autre ils n'ont pas été correctement bloqués. Mes excuses à ceux qui suivent les commentaires en RSS.

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samedi 17 septembre 2011

JOB: Assistant et doctorant en philosophie des sciences, Genève

Un poste d'assistant s'ouvre à l'Université de Genève, associé à la nouvelle chaire de philosophie des sciences occupée par Marcel Weber. C'est un excellent poste, réfléchissez-y si vous êtes en doctorat ou fin de master dans ce domaine! La date limite des candidatures est le 24 octobre 2011, date de début février 2012.

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vendredi 16 septembre 2011

FC: Experimental Philosophy Group UK, Second Workshop

Jusqu'à lundi soir, je serai à Sheffiel (Royaume-Uni) pour participer au second workshop organisé par l'Experimental Philosophy Group UK (programme ici et abstracts ici).

Du coup, il se peut que je ne réponde pas aux commentaires avant mardi. Désolé !

jeudi 15 septembre 2011

Chaud les croissants !

Il est paru hier et c'est un régal pour ceux qui aiment les expériences de pensée (ceux qui attendent par contre une théorie morale développée seront déçus : ce n'est pas le but de l'ouvrage).

Je cite un passage que je trouve drôle :

L'idée de faire des expériences sur les comportements pour confirmer des hypothèses sur la "nature humaine" est ancienne.

Kant était un amateur de cet exercice, pour lequel il n'était peut-être pas très doué. L'une de ses hypothèses était qu'une femme boude plus longtemps si on lui dit qu'elle est vieille (c'est objectif) que si on la traite de laide (c'est subjectif).*

(*Il l'aurait réellement testé sur ses soeurs, ce qui lui aurait peut-être valu, aujourd'hui, des poursuites judiciaires pour cruauté mentale : Louis Ernest Borowski, Reinhold Berhnard Jachmann et Ehrgott André Wasianski, Kant Intime, dir., trad. Jean Mistler, Paris, Grasset, 1985.)

Je me demande si ça ne compte pas comme utiliser une personne uniquement comme un moyen, et pas comme une fin.

mardi 13 septembre 2011

En finale !

Reste le verdict final.

lundi 12 septembre 2011

Williamson contre le naturalisme

Il y a quelques jours Timothy Williamson a signé un commentaire orienté grand-public dans la rubrique The Stone de la version on-line de The New York Times dans laquelle il s'attaque à la fameuse question du naturalisme. Il me semblait que cela pourrait intéresser les lecteurs de ce blog.

L'argument de Williamson semble très simple : si l'on entend par « naturalisme » une théorie ou une doctrine, alors c'est une doctrine qui affirme, d'une part, que seul le monde naturel existe, et d'autre part, que seule la méthode scientifique nous permet de découvrir ce qui existe. Or, selon Williamson ni la première, ni la seconde affirmation ne sont satisfaisantes et il vaut mieux alors ne pas adhérer à cette doctrine qui ne tient pas la route.

Contre la première affirmation du naturalisme, Williamson mentionne d'abord le problème du superflu du « monde naturel » : qu'est-ce qui compte comme le monde naturel ? L’auteur remarque que la science contemporaine ne limite plus la description du monde à la matière ou aux atomes. Quels sont alors les critères pour dire ce qui est naturel (et non super-naturel) ? Outre ce problème du superflu concernant ce qui compte comme ingrédients du « monde naturel » Williamson signale, à l’induction pessimiste, que les théories des sciences actuelles, risquent bel et bien d'être remplacées par d'autres théories futures, à l'instar de la majorité des théories postulées par les sciences d'antan. Cela rend évidemment la description du monde naturel, sur la base de nos théories scientifiques, pour le moins risquée. Une option ici est, comme le précise Williamson, de dire que le monde naturel est ce que la méthode scientifique (au sens méta-théorique) va permettre éventuellement de découvrir dans un futur lointain. Cela revient au bout de compte à adopter uniquement la deuxième affirmation du naturalisme : c'est seulement la méthode scientifique qui nous permet (ou plutôt nous permettra) de découvrir ce qui existe.

Contre ce naturalisme méthodologique, Williamson utilise un argument qui reprend le problème de la démarcation entre science et non-science. Qu'est-ce que la méthode scientifique contrairement à une méthode non-scientifique ? Si l'on définit la méthode scientifique de façon trop restrictive (comme la méthode hypothético-deductive) alors on risque d’exclure certains domaines qui sont néanmoins une source importante de nos connaissance (comme les mathématiques, la logique, l’histoire..). En outre, si l'on définit la méthode scientifique de façon trop inclusive, on risque d'inclure plus que ce que les naturalistes voudraient. Et dès lors, la démarcation entre la science et non-science semble s'effacer.

Personnellement mon problème avec la position de Williamson ne concerne pas tant sa critique envers le naturalisme (quoique certains points semblent trop rapides : H-D semble être dépassé, même si son esprit est gardé. Ou encore le projet quinnien de naturalisation des maths mérite néanmoins plus d'attention.). Ce qui m'étonne vraiment, c'est le substitut proposé par Williamson pour les naturalistes une fois la doctrine abandonnée : selon lui, au lieu d’adhérer à une doctrine ambiguë et dogmatique (« le naturalisme »), il faut avoir un état d'esprit scientifique, « une façon de réfléchir scientifique » (qu'il voit comme ce qui a motivé le naturalisme). Ce « réfléchir de façon scientifique » est identifié comme étant « une exemplification de certaines valeurs », telles que : « curiosité, honnêteté, précision, exactitude, rigueur ». Certes, ce sont de belles valeurs ou principes que les scientifiques appliquent. Pourtant, le problème est que ces mêmes valeurs sont partagées par une multitude et non seulement par des esprits scientifiques. Ainsi, le même problème de démarcation revient. Car au bout de compte, ces valeurs de rigueur, de précision, de curiosité etc. sont certes, incarnées par les scientifiques, mais un ramasseur de champignons par exemple, me semble-t-il les incarne aussi parfaitement sans pour autant d'être un scientifique. Ainsi en quoi est-ce que la science diffère-t-elle d'un cercle de mycologie si ce qui compte est simplement une certaine façon de réfléchir ?

Et vous, êtes vous convaincus par les arguments de Williamson?

P.S. Une discussion intéressante concernant l'article de Williamson est aussi ici.

Merci...

... à tous ceux qui ont voté pour moi. Reste à savoir si je franchirai l'étape suivante.

samedi 10 septembre 2011

LIVRE: L'énigme du mal, ou le tremblement de Jupiter

Tout fraîchement publiée sur nonfiction : ma recension de l'opuscule de Paul Clavier, L'énigme du mal, ou le tremblement de Jupiter. Comme d'habitude, c'est écrit de façon drôle et agréable à lire, mais j'ai été assez déçu par les arguments, qui semblent contradictoires si on les prend tous ensemble, et par quelques passages à la limite de l'absurde sur le naturalisme (en particulier, l'identification du naturalisme à l'innéisme génétique, une bizarrerie que Clavier partage avec son collègue Francis Wolff, et cela en dépit de la présence d'un Département d'Etudes Cognitives à 5 minutes à pied de leur lieu de travail). - Le texte d'origine était très long et j'ai rejeté beaucoup de remarques en notes : n'hésitez pas à les consulter.

vendredi 9 septembre 2011

Interlude ludique

Pour votre distraction, Olivier Morin vous propose l'énigme suivante :

Quelle personnalité est décrite par Le Monde d'aujourd'hui en ces termes : "Naomi Campbell moins la drogue" ?

a - Martine Aubry

b - Barack Obama

c- Hélène Lenoir

d - Lilian Thuram

e - Jacques Lacan

f - Christine Lagarde

mardi 6 septembre 2011

Cavalieri et Singer contre Zizek sur les droits des animaux

Dans la série "les grandes controverses analytico-continentales inconnues", j'ai l'honneur de vous présenter la controverse opposant Slavoj Zizek d'un côté à Paola Cavalieri et Peter Singer de l'autre. Le tout s'est déroulé dans le très fameux International Journal of Baudrillard Studies (si si, ça existe !)

Le mieux est en fait d'aller directement lire l'article de Cavalieri et Singer, dans lequel ceux-ci répondent à la critique que fait Zizek de l'éthique animale de Singer - l'article original de Zizek étant en vérité absolument impossible à lire.

(PS: Non, je ne vous dirai pas ce que je faisais sur l'International Journal of Baudrillard Studies. Au fait, connaissiez-vous aussi l'excellentissime International Journal of Zizek Studies ?)

Références:

  • Cavalieri, P. & Singer, S. (2009) "On Zizek and Animals", International Journal of Baudrillard Studies, 6(1).
  • Zizek, S. (2008) "The prospects of radical politics today", International Journal of Baudrillard Studies, 5(1).

Philotropes nominé au concours 3quarksdaily du meilleur post en philosophie (bis)

Comme l'année dernière, Philotropes fait partie des blogs en lice pour le concours 3quarksdaily du meilleur post en philosophie.

Le concours est destiné à récompenser les meilleurs posts en anglais sur des blogs philosophiques. La liste définitive des nominés vient d'être établie et il est maintenant temps de voter pour votre post préféré (ici).

Mon dernier post sur Philotropes fait partie de la liste des nominés. N'hésitez pas à voter pour lui (ou pour n'importe quel autre post que vous trouverez meilleur).

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