Philotropes

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dimanche 22 mai 2011

La métaphysique analytique, c'est de la m...

... c'est du moins ce que semblent penser la plupart des lecteurs du blog de Brian Leiter.

Ces résultats ont cela d'intéressant qu'ils montrent que l'article de Frédéric Nef sur le sujet n'était pas complètement à côté de la plaque, malgré ce que certains suggéraient.

samedi 30 avril 2011

Kantian Troubles II : le retour

Parce qu'un peu dékantage, ça fait toujours du bien...

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vendredi 15 avril 2011

Plaisir

Bonjour,

Je cherche des contre-exemples à la définition suivante du plaisir:

x est un plaisir =df x est un épisode mental qui a une valeur positive non-dérivative et personnelle pour son sujet.

Explication

  • épisode mental: x est est intentionnellement dirigé vers un objet distinct de lui (j'admets que les sensations corporelles sont intentionnelles).
  • x a une valeur non-dérivative =df la valeur de x ne dérive pas de la valeur d'une entité distincte de x. (x n'est pas bon en vertu du fait que y distinct de x soit bon)
  • x a une valeur positive personnelle: x est bon pour une personne d'une manière dont il n'est pas bon pour d'autres personnes. Par exemple la fille de Paul a une valeur pour Paul qu'elle n'a pas pour Marc, de même, supposément que la santé ou la vie de Paul.

Attention: "x a une valeur personnelle pour S" n'est pas équivalent a "S est le seul a connaître, croire connaître, sentir... la valeur de x": si Paul ne sait pas qu'il a une fille ni qu'il est en bonne santé, sa fille et sa santé sont encore bonnes pour lui. Et que Paul soit le seul avoir jamais entendu les "Lacs du Connemara" n'implique pas que la valeur des " Lacs du Connemara" soit personnelle.

Contre-exemples qui ne marchent pas:

  • La vie de Paul: a une valeur personnelle et non-dérivative pour Paul, mais elle n'est pas un état mental.
  • La décision de Paul de manger du chocolat: état mental qui a une valeur personnelle pour Paul, mais cette valeur est dérivative (de celle du plaisir que Paul prendra à manger du chocolat).
  • La connaissance de Paul ou une bonne intention de Paul: ce sont des épisodes mentaux non-dérivativement bons, mais leur valeur n'est pas personnelle: la connaissance et les intentions morales sont bonnes tout court, et non pas seulement pour Paul. (Même si Paul est peut-être le seul à pouvoir accéder à ces épisodes mentaux et/ou à leur valeur).

D'autres contre-exemples ? Cela me serait bien utile !

vendredi 4 mars 2011

REPHA N°1 en ligne

La REPHA (Revue Etudiante de PHilosophie Analytique) vient de mettre en ligne l'intégralité de son premier numéro. C'est ici. Vous pouvez y trouver un article de môa sur les liens entre philosophie et psychologie et un article de Julien Dutant sur le problème de l'empiétement pragmatique.

PS qui n'a rien à voir: C'est maintenant officiel : je rend ma thèse le 23 mars. Jusqu'à cette date, mes interventions sur le blog et ma participation aux fils de commentaires avoisineront donc le nombre d'articles publiés dans des revues internationales à comité de lecture par Michel Onfray.

lundi 14 février 2011

Joyeuse Saint-Valentin à tous !

Et si vous n'avez rien de mieux à faire, vous pouvez lire ma toute dernière triple-recension sur nonfiction.fr

lundi 31 janvier 2011

La conception épistémique sceptique de la philosophie

Qu'est-ce que la philosophie? L'enquête sur les questions dont on sait mal comment les résoudre.

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samedi 29 janvier 2011

Sur ce qu'est la philosophie par rapport aux sciences

Dans un billet récent, Philalèthe soulevait en gros le dilemme suivant: si on accepte l'idée qu'il y a des normes universelles de correction argumentative et factuelle, alors ou bien la philosophie est anormale, ou bien elle se réduit à la science. Si donc un philosophe analytique pense qu'il faut se conformer à des normes de ce type, alors il n'a que le choix entre (a) avoir un idéal selon lequel la philosophie deviendrait à terme une ou plusieurs sciences, ou (b) avoir un idéal selon lequel la philosophie doit disparaître ou s'auto-détruire. Bref, entre scientisme et quiétisme wittgensteinien (la bonne philosophie ne sert qu'à vous guérir de la mauvaise).

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jeudi 6 janvier 2011

RECENSION: Certitudes Négatives (aaaarrgh !)

Et voilà ! Ma recension de ''Certitudes Négatives'' de Jean-Luc Marion est enfin en ligne sur nonfiction.fr. Il obtient ainsi le titre de "plus mauvais livre de philosophie que j'ai jamais lu" qui était jusqu'ici détenu par Neuroéthique de Kathinka Evers (recension ici).

Quand je dis que le livre est mauvais, ce n'est pas au sens où il serait médiocre (du genre : on le lit puis on l'oublie purement et simplement parce qu'il n'y avait rien d'intéressant), mais au sens où ça a été physiquement douloureux de le lire, et ce n'est pas une figure de style (le livre "marque"). Certains passages m'ont vraiment donné envie de hurler et de me taper la tête contre les murs, voir de devenir physiquement violent avec le premier venu juste pour extérioriser mon désarroi. Jean-Luc Marion m'a tuer.

Jean-Luc Marion sur Philotropes :

lundi 3 janvier 2011

Jean-Luc Marion contre Austin, ou comment ne pas lire un texte de philosophie

Je suis en train de mettre la touche finale à un travail que j'ai longtemps renâclé à achever : la recension de Certitudes Négatives de Jean-Luc Marion. En voici un extrait qui a dû être coupé au montage (faute de place), mais qui reviendra peut-être sous forme de note. Il y est question du fameux texte de Austin sur les excuses, "A plea for excuses", que Marion critique lors de son analyse du pardon.

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vendredi 10 décembre 2010

La Nuit de la Philosophie en vidéo

En juin dernier, l'ENS avait organisé une Nuit de la Philosophie (des conférences de philosophie non-stop toute la nuit). Pour ceux qui, comme moi, n'y ont pas assisté, l'ENS a eu la bonne idée de mettre en ligne ces conférences sur un très joli site. C'est ici, et il y a du choix.

L'Institut Jean Nicod y était fièrement représentée par Delphine Blitman (sur "La question de l'inné et de l'acquis revisitée par les sciences cognitives actuelles"). Dans les conférenciers recommandables (i.e. ceux dont nous parlons souvent sur Philotropes), on trouve aussi Ruwen Ogien sur "Nous n'avons pas de devoirs moraux envers nous-mêmes", Paul Clavier sur "La création sans le créationnisme" et Francis Wolff sur "Pourquoi la musique ?".

La publication de ce site coïncide avec une reprise de l'activité sur le site de la Diffusion des Savoirs de l'ENS, qui n'avait pas été mis à jour depuis juillet.

lundi 29 novembre 2010

Models, fashion and stars

J'ai exprimé ici et là sur Philotropes mes réticences face à l'histoire de la philosophie telle qu'elle se pratique actuellement en France, mais aussi ailleurs. Pour résumer, je lui reproche 1) de sélectionner avec un critère normatif ses objets ; 2) de ne proposer aucune garantie méthodologique contre les biais institutionnels ou subjectifs ; 3) d'ignorer la plus grande partie de l'histoire réelle de la philosophie ; 4) de se limiter à un champ de questions extrêmement étroit par rapport aux questions qu'on peut légitimement poser quand on adopte une position d'historien. Je soumets à votre critique le brouillon d'un papier qui non seulement comporte un énoncé un peu plus détaillé de ces objections, mais qui propose une manière de résoudre en partie lesdits problèmes en décrivant une méthode d'histoire de la philosophie qui prévienne les biais subjectifs et institutionnels et qui permette de poser d'autres questions que les traditionnelles "Quelle est la thèse de cet auteur ?", "Pourquoi a-t-il cette thèse ?", "Comment en est-il arrivé là ?", "Qui a énoncé cette idée avant cet auteur ?", etc, bref des questions essentiellement centrées sur des auteurs et des concepts.

Je ne suis pas le seul à avancer cette théorie (rendons grâces). C'est plutôt bon signe, n'est-ce pas ? Alors que je cherchais un outil qui me permette de réaliser mes idées, Cédric Eyssette (que je remercie au passage) m'a signalé l'existence de travaux allant dans le même sens que les miens sur le blog Splintered Mind, dans les posts suivants : Discussion arcs, Distribution of Subspecialites among Anglophone Research Philosophers, The Rise of Ethics and Feminism. J'ai utilisé deux fois, sur trois cas pratiques, The Philosopher's Index, comme Eric Schwitzgebel, mais je ne partage pas son enthousiasme pour cet outil. Je crois que Schwitzgebel a un usage un peu naïf d'un outil qui n'est pas complet, très volatil (les retenus varient au cours du temps), sélectif (en fonction de critères que le comité de sélection se garde de partager). Aussi les résultats proposés sont-ils plus indicatifs qu'avérés. Comme vous le verrez dans mon draft, je lance un appel pour qu'un outil plus approprié soit créé, parce qu'on ne peut pas se contenter des outils à disposition.

Assez de suspens. Mon papier se trouve ici : Modéliser l'histoire de la philosophie. Introduction à une méthode quantitative en histoire de la philosophie. À ce travail, doivent être ajoutées deux études complémentaires : la première porte sur le prestige des auteurs et la seconde sur la propagation des théories.

Enjoy !

vendredi 29 octobre 2010

Où l'on dit du mal du dernier livre d'Alain Badiou

Alain Badiou vient de publier Le Fini et l'infini, chez Bayard. Pour Nonfiction, j'ai fait le compte-rendu de ce livre : Omega can't die.

dimanche 10 octobre 2010

Logic for value predicates

A little semantics/axiomatics for value predicates. Ok, I know there is a significant literature on this, but it's also fun to do things by oneself! (Billet en anglais pour cette fois-ci)

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vendredi 8 octobre 2010

Y a-t-il des sentiments communs?

Au sens de la connaissance commune. C'est une question qui m'est venue à l'esprit au cours d'un discussion avec Peter Railton de ses idées sur les sentiments moraux et esthétiques. (Merci à Peter Railton en passant pour ce brillant marathon philosophique de six heures!)

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jeudi 7 octobre 2010

Si A survient sur B et A survient sur C alors...

est-ce que cela implique qu'ou bien B survient sur C ou C survient sur B? Ou est-il possible que B ne survienne pas sur C ni C sur B? (Une question qu'un lecteur de philotropes vient de m'envoyer)

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samedi 3 juillet 2010

Connaissance, Methodes et l'Impossibilité de l'Erreur (conclusion et appendices)

Suite et fin du résumé de ma thèse, fraîchement soutenue: la conclusion et les appendices.

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vendredi 2 juillet 2010

Connaissance, Methodes et l'Impossibilité de l'Erreur (IV)

Suite du résumé de ma thèse, fraîchement soutenue: partie IV, philosophie du langage.

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jeudi 1 juillet 2010

Connaissance, Methodes et l'Impossibilité de l'Erreur (III)

Suite du résumé de ma thèse, fraîchement soutenue: partie III, épistémologie formelle.

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mercredi 30 juin 2010

Connaissance, Methodes et l'Impossibilité de l'Erreur (II)

Suite du résumé de ma thèse, fraîchement soutenue: partie II, philosophie de la connaissance.

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mardi 29 juin 2010

Connaissance, Methodes et l'Impossibilité de l'Erreur (I)

Suite du résumé de ma thèse, fraîchement soutenue: partie I, histoire de la philosophie de la connaissance.

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